Médias/Télé

Tex, animateur du jeu télévisé "Les Z'amours" sur France 2, a été débarqué après une blague douteuse sur les violences faites aux femmes lancée sur C8, a indiqué la chaîne jointe par l'AFP, confirmant plusieurs informations de presse.

France 2 a affirmé que Tex, animateur du jeu depuis 17 ans, avait déjà été mis en garde à "plusieurs reprises". "Avec sa dernière déclaration sur C8, il apparaît que Tex n'est plus en adéquation avec les attentes du public et de la chaîne pour ce jeu", a ajouté la chaîne. Tex, Jean-Christophe Le Texier de son nom complet, sera remplacé, mais l'émission "les Z'amours" va continuer.

Le 30 novembre, Tex, invité dans l'émission de Julien Courbet "C'est que de la télé" sur C8, avait plaisanté sur la violence conjugale en déclarant : "Les gars vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? (...) On lui dit rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois".

Selon France 2, "le public a manifesté très clairement son mécontentement depuis plusieurs mois face à certaines de ses déclarations humoristiques à l'antenne".

La chaîne a précisé "avoir demandé" à Sony Pictures, qui produit l'émission, "de respecter la clause d'éthique du contrat qui lie la production au diffuseur".

La chaîne et le service public "sont clairement engagés à défendre la cause des femmes et à ne pas accepter que des propos insultants et déplacés soient prononcés par ses animateurs", a ajouté France 2.

"A l'issue d'une procédure disciplinaire, il a été mis un terme à la relation de travail avec Tex", a confirmé à l'AFP Sony Pictures, précisant travailler avec la chaîne à trouver une "nouvelle incarnation du jeu.".

Sur le compte Twitter de Tex, un message de remerciement a été posté jeudi à l'attention de l'humoriste Anne Roumanoff qui avait pris sa défense dans un tweet : "Ok la blague de @TEXcomic était pourrie, nulle et machiste mais il me semble qu'il s'est excusé. Tex n'est pas Bertrand Cantat ! Défendre le droit des femmes oui, faire régner le politiquement correct par la terreur, non !"