Médias/Télé Ça y est! Le télécrochet de notre RTBF nationale entame sa dernière ligne droite après quasiment quatre mois de compétition. Nous parlons ici de The Voice Belgique , et non de la communautaire et un rien mesquine “The Voice Vlaanderen”, cela va sans dire. C’est un carré aux parfums de Méditerranée qu’ont révélé les votes et cinq émissions live diffusées en prime-time sur La une, puisque Giusy, Roberto et Renato, tous trois d’origine italienne, se disputeront ce mardi 10 avril le Saint Graal. Quatrième roue du carrosse, la Flamande Daisy Hermans, vient en outre compléter cette finale et confirme, du même coup, le caractère atypique – ou du moins non-conventionnel – de la mouture noire-jaune-rouge de l’émission pensée par Endemol.

A la clé, un contrat de cinq ans et de trois albums avec Sony Music. Sans oublier une jolie “tuture”, offerte par les sponsors, pour partir en tournée. Mardi dernier, les proches et la famille des employés de la chaîne (et d’autres entités ayant pris part au projet) avaient été conviés en plateau pour une répétition générale dans l’après-midi. La première à se faire en public. L’occasion d’une promenade dans les couloirs de la Médiacité.

Déjà, des tweets d’encouragement défilent sur les écrans. Alignés les uns à côté des autres, les “V-reporters” s’affairent à la tâche dès l’entame de la matinée. Une certaine effervescence traverse déjà les lieux, jour de demi-finale oblige. Petit brainstorming improvisé avant la première conférence de presse des talents prévue le soir même. Il faut savoir qui dira quoi et quand, ne pas oublier de remercier les sponsors, fixer un rendez-vous avec Sébastien Ministru en coulisse pour le débrief à l’issue du show. Rien n’est laissé au hasard.

Plus loin, le bal des techniciens, des habilleuses, des maquilleuses et des danseuses a commencé également, et la nouvelle citadelle médiatique liégeoise prend des allures de fourmilière où l’on aurait gentiment balancé un coup de pied. Les candidats arrivent, eux, au compte-gouttes, passent la tête par la porte, saluent à la cantonade, claquent quelques bises aux âmes en présence. Tout cela est bon enfant, la complicité à l’écran n’est visiblement pas du chiqué. Mathieu et Giusy répètent les mots et la choré de “Dirty Dancing” dans le couloir. Roberto, preux serviteur de ces dames, ne manque jamais une occasion d’aider la gent féminine. Renato, incarnation de la “coolitude”, déguste tranquillement son sandwich…

Le temps d’une petite pause à l’extérieur, les échanges avec les membres de la sécurité se révèlent très intéressants. Ils nous expliquent comment des badauds en pagaille font le pied de grue de l’aube à l’aurore pour espérer apercevoir les stars. Les mêmes chaque jour, surtout là pour Quentin Mosimann, postés de l’autre côté de la grille. A l’arrivée d’un taxi, ceux-là s’improvisent même portiers. Thomas Dutronc, invité du jour, s’en échappe. Nous le suivons jusqu’au studio.

Sous les projecteurs, dame Maureen rédige sa conduite et met à rude épreuve des techniciens devenus figurants. Constat flagrant : le plateau est minuscule. Ou du moins paraît beaucoup plus petit que depuis le canapé du salon. Il est 15 h, la générale va commencer… Et c’est l’ancien star-académicien qui occupe son fauteuil en premier. Son chiwawa en bandoulière et un bol de carottes à la main pour les petites faims. Lio le suit sans fard et sans reproche, puis B.J. Scott et les Joshua. La blonde présentatrice, très drôle en mode répét’, ne tarit pas de blagues. L’assemblée est déjà captivée. Les talents sur scène vont se succéder. On s’éclipse. L’issue de l’émission à venir est désormais connue… Mardi, des quatre talents encore en lice, il n’en restera qu’un.