Médias/Télé

La nouvelle va sans doute surprendre et faire jaser dans les chaumières. Thomas Van Hamme, figure emblématique de la RTBF, va passer à la concurrence. Même si l’information n’est pas officiellement confirmée du côté de Reyers, il vient bel et bien d’être débauché par RTL-TVI qui l’attend pour doper sa matinale radio à la rentrée.

Si son profil de "gendre idéal" fait merveille en télévision dans "C’est du Belge" et quelques autres grandes soirées façon "Cap 48" et même s’il s’est encore récemment illustré en commentant le mariage princier britannique, ce n’est pas pour rivaliser avec l’autre Thomas (de Bergeyck) que la maison RTL fait appel à lui. C’est en effet (dans un premier temps du moins) l’homme de radio qu’elle vise, cherchant du même coup à affaiblir VivaCité qui, au dernier sondage Cim, a sérieusement mouché Bel RTL sur son terrain. Ce type de débauchage est plutôt inhabituel en Belgique qui, contrairement à la France, ne subit pas chaque année en mai les valses et assauts du "mercato" audiovisuel. Il démontre toutefois la fébrilité de la maison RTL qui, bien qu’elle s’en défende, encaisse de plus en plus les attaques de la concurrence (RTBF, TF1, mais aussi AB3) sur le terrain de l’info (cf. ci-contre), mais pas seulement

Les négociations concernant le départ de Thomas Van Hamme ne font que commencer car, on s’en doute, il a, comme quelques autres figures emblématiques de la RTBF, signé une clause de non-concurrence qui pourrait sérieusement restreindre son champ d’activité à la RTL House. D’où la rumeur que des avocats seront chargés de régler les modalités de ce transfert. A la RTBF, aussi, en radio comme en télé, il importe désormais de trouver la parade.