Médias/Télé

En 2010, la Radio-télévision belge de la Communauté française entrait de plain-pied dans l’ère numérique. La marque RTBF devenait "RTBF.be". L’entreprise publique renforçait ses deux sites de base (RTBF Info et RTBF Sports) et lançait de nouvelles plateformes.

Chiffres à l’appui, l’administrateur-général Jean-Paul Philippot expliquait alors combien il était capital pour la RTBF de poursuivre ses missions de service public via les nouveaux médias et ainsi conquérir un public plus jeune.

Nouvelle métamorphose

A présent, la maison Reyers lance " RTBF Auvio " (pour audio et vidéo). " Nous avons totalement repensé notre offre audiovisuelle sur le web ", indique Fabrice Massin, directeur RTBF Interactive. Hier, l’opération - baptisée "Phœnix" et lancée il y a plusieurs mois - a ainsi accouché d’un nouveau site Internet : un pure player unique qui centralise les programmes produits par l’entreprise publique. Soit dix heures de programmes télé et cent heures de programmes radio par jour.

" Comparé à d’autres offres similaires - entendez : Netflix, notamment - nous proposons aussi des contenus originaux à valeur ajoutée mais ancrés dans les préoccupations de nos publics , reprend Jean-Paul Philippot. Ils répondent à une charte déontologique et à une ligne éditoriale spécifiques. "

L’offre est éditorialisée plusieurs fois par jour, c’est-à-dire organisée, structurée en fonction de " ce qui se fait en radio et en télé ".

Cette nouvelle plateforme (version beta), permet d’accéder aux directs radios, à la radio filmée, aux podcasts des cinq stations de la RTBF (La Première, Vivacité, Musiq’3, Pure FM, Classic 21), au replay télé (complet ou à travers des extraits et/ou des bonus) et enfin, aux programmes issus de la cellule web création (web séries, web documentaires, etc.). Cellule qui a par ailleurs permis à la RTBF de remporter 15 prix dans quatre pays en moins de 26 mois.

Se rapprocher du mobile et du public

Prochaines étapes ? " Plus de personnalisation grâce à un outil de recommandation , poursuit Fabrice Massin. En 2017, nous allons également développer une application et intégrer une version payante. "

Gratuite - pour l’instant - la plateforme devrait en effet s’enrichir de nouveaux programmes, achetés par la RTBF (séries, fictions, documentaires, dessins animés, émissions pour enfants). " A terme, notre objectif est de proposer une offre 100 % gratuite pour nos contenus et une offre payante type SVOD avec des programmes dont nous achèterons les droits. Quatre-vingts pour cent des contenus seront d’origine belge et européenne. "

A travers cette nouvelle opération, la RTBF s’adresse principalement aux 35-55 ans - " un public présent sur les médias radio et télé mais qui évolue et voyage entre les médias linéaires et non linéaires " - et surtout aussi aux 15-25 ans, qui consomment la vidéo principalement sur leur téléphone portable. Soit, respectivement 1,8 million et 600 000 personnes en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).