Médias/Télé

Un commentaire de Lola Lemaigre. 

Fort attendu parmi les nouveautés de la rentrée, le nouveau rendez-vous de l’info sur La Deux a fait ses débuts avec deux éditions ce lundi soir, présentées par Laurent Henrard.

A 18 h, "Vews" s’est naturellement ouvert sur la tuerie de masse qui a frappé Las Vegas dimanche soir. Des vidéos issues de la foule en détresse ont montré l’ampleur du drame. Sans donner de nombreux détails, le présentateur a annoncé le profil du tueur et la revendication de l’Etat islamique. Il a ajouté une info de dernière minute : le FBI dément tout lien avec un groupe terroriste. Ces éléments d’actualité, bien que peu approfondis, sont les premiers apportés aux téléspectateurs de la RTBF. Ensuite, le référendum en Catalogne est brièvement évoqué à l’aide de deux extraits. Enfin, quatre petits sujets clôturent cette édition de cinq minutes plutôt légère, malgré une actualité du jour plutôt chargée. Un teasing promet alors des sujets plus complets et un correspondant dans la deuxième édition.

A 22 h 30, Laurent Henrard revient sur le plateau virtuel pour vingt minutes d’actualité en images. Globalement, il s’agit des mêmes sujets qu’à 18 h, abordés plus en détails et avec des interventions extérieures. Le présentateur est d’abord revenu sur la tuerie de Las Vegas en énonçant les faits à l’aide de vidéos commentées. La revendication de l’Etat islamique posant question par rapport au profil du tueur, l’équipe a demandé l’avis de l’expert en terrorisme Thomas Renard, malheureusement peu intéressant. Ensuite, retour sur la Catalogne, le sujet le plus abouti de cette édition. "Vews" a suivi un Espagnol témoin d’une supercherie : le manque de contrôle dans les bureaux lui a permis de voter quatre fois. Au-delà de cette expérience expliquée à distance, Laurent Henrard a joint un correspondant à Barcelone qui a décrit la tension et les moments compliqués de ce référendum. Les plus-values apportées à ce sujet étaient enfin à la hauteur des promesses faites lors de la description du projet. Ensuite, "Vews" est revenu sur différents sujets avec un grand manque de profondeur, ce qui est pourtant attendu dans une édition à cet horaire. Le sujet sur le dé-tatouage est tombé comme un cheveu dans la soupe, surtout placé avant le débat concernant la différence de gains remis au gagnant et à la gagnante du marathon de Bruxelles.

Le démarrage de "Vews" s’avère globalement décevant par l’absence de décryptage et de montage vidéo interpellant. Malgré le ton plus léger, il ne se démarque pas encore des journaux classiques. Avec un présentateur peu à l’aise avec sa tablette, "Vews" a raté une première occasion de démontrer les talents de son équipe. Il y a un début à tout...