Médias/Télé

"William à midi", ou plutôt à 12h40, c’est le nouveau rendez-vous télévisuel d’une heure de William Leymergie sur C8, la chaîne gratuite du groupe Canal.

Sur France 2, la saison dernière, l’animateur de "Télématin" démarrait avec une moyenne de 985 000 téléspectateurs soit 27,5 % de parts d’audience. Le 28 août dernier, son successeur, Laurent Bignolas attirait 885 000 téléspectateurs soit 28,1 % de parts d’audience en moyenne.

Après 32 ans de "Télématin", l’animateur septuagénaire refait donc du Télématin, mais de façon plus tendue, en lieu et place de "La Nouvelle Édition" qui réalisait pourtant de belles audiences. Après avoir refusé que son émission soit produite par Cyril Hanouna, l’animatrice Daphné Bürki est partie sur France 2 où elle anime "Je t’aime etc.".

Le magazine "William à midi" démarre par un court JT présenté par Caroline Delage, dotée de cette étonnante capacité à parler d’Irma sans vous faire trembler. Bienvenu dans l’émission "feel good" de C8.

En guise de déco, une table en plexiglas, sur laquelle William s’appuie, debout, et des chroniqueurs perchés sur de hautes chaises, à côté, un peu comme une pause déjeuner à la parisienne, chez Mac Do ou Monop.

Véronique Mounier s’interroge sur le bien-fondé des vacances. Matthieu Gubert envoyé sur des "sujets spéciaux" s’intéresse à un marcheur capable de se nourrir de ce qu’il trouve dans la nature. Un homme présenté avec légèreté et qui gagnerait à être pris très au sérieux. Alexis Botaya "chasseur de bonnes idées" a déniché une tour dépolluante en Chine. Une innovation néerlandaise qui filtre la poussière, la compresse et la transforme en bijou. Caroline Ithurbide s’intéresse à "la nouvelle tendance immo" : tester sa maison avant de l’acheter. Quant à la sélection littéraire de Julia Molkhou, elle vaut surtout pour la joie de vivre et la plastique de la chroniqueuse tant le choix de l’ouvrage laisse pantois… La chute de l’émission sur les phénomènes de poltergeist laisse aussi songeur, tout comme l’appel téléphonique de Jacques Dutronc, soutien indéfectible de William Leymergie. Ambiance "feel good", disait-on. Mais si l’on se sent bien, peut-on pour autant trouver cela bon ? Là est la question.