Une station de radio en kit, pour tous

My. L. Publié le - Mis à jour le

Médias/Télé

Marre des interventions du style "On s'écoute Marvin Gaye, c'est pour toutes les coquines !" Du tchic-boum alors qu'on est plutôt jazz ? Des coupures pub incessantes ? Bref : la radio telle qu'on la sert sur la bande FM vous laisse dubitatif ? Pourquoi dès lors ne pas créer votre propre station... Sélectionner vous-même les chansons que vous aimez et leur ordre de passage, insérer du reportage, du bla-bla, créer vos jingles... Tout ceci sera bientôt possible grâce à Radionomy.com. Un site web, donc, puisque la radio dont on parle sera une webradio : on ne pourra dans un premier temps que l'écouter en "streaming", sur Internet.

Ces radios se multiplient sur la toile, toutes les grandes stations (NRJ, Nostalgie, et même la RTBF...) en ont une ou plusieurs.

Pas des novices

On en entend énormément parler, mais est-ce que le concept fonctionne vraiment ? "On a naturellement beaucoup étudié la question avant de se lancer dans ce nouveau projet", raconte Gilles Bindels, patron de Radionomy et ex-directeur commercial chez Skynet. "Aux Etats-Unis, on sait que plus de 20 pc des gens écoutent la radio via le Net; une étude récente révèle que 29 pc des Français déclarent le faire tous les jours, et au niveau européen on a plus ou moins les mêmes chiffres. Ça confirme que c'est quelque chose qui se développe très rapidement." Gilles Bindels a fondé cette start-up basée à Bruxelles avec Yves Baudechon, ancien boss de l'agence de pub DDB, et Cédric Van Kan, jadis son collègue chez Skynet puisqu'il y était directeur financier. Pas de la gnognotte, quoi.

Pour l'instant, seul existe le site qui explique leur démarche. On attend que les développeurs... développent. Fin janvier, une série de "beta testers" pourra s'essayer à la création de webradios, puiser dans les bibliothèques musicales de la plateforme, dans son panier de jingles (...), ou proposer ses propres contenus. Un service gratuit : "Radionomy ( contraction de radio et autonomy) paye l'infrastructure technique, les frais de diffusion et les droits à la Sabam", détaille l'initiateur du projet. "Et à partir du moment où l'internaute a un certain nombre d'auditeurs par jour (aux alentours de 100), il peut commencer à gagner de l'argent." Parce que les programmes de la radio online seront coupés par de la pub. "Moins que sur la FM : maximum trois écrans de deux pubs toutes les heures..." Les annonceurs, en revanche, n'ont pas encore signé.

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