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HUMEUR
Pourquoi je reste pour
PAR Roland Planchar
Mis en ligne le 12/12/2007
C'est d'accord : il n'y a pas d'argument qui contre de manière valide le mensonge (au moins) par omission ayant servi de catapulte à l'émission historique. Encore que bon nombre d'articles de presse et d'émissions d'information présentent de fausses vérités indécelables, là où "Bye bye" livrait intrinsèquement ses codes. Bref, loin des séries vomitives et du lavage de cerveau publicitaire, la RTBF a pris les armes - non conventionnelles, c'était roboratif ! - pour faire réfléchir à un vrai problème de société. Et, mazette !, avec quel effet ravageur... Le sujet, discuté partout, n'aurait pas eu ce retentissement même avec 100 heures de retransmission de débat parlementaire. C'est toute la réussite de ce "coup" né de la prescience, donc de la sensibilité, de nos confrères. Et c'est ça aussi, la presse : alerter le public. Car si on reparle de "Bye bye" un an plus tard, c'est bien parce que la caricature (marrante, dès qu'on avait pigé le côté grosse farce, j'en ris encore !) avait, comme toute caricature, un pied dans la réalité. Certes, la chaîne publique a brisé un tabou, en abattant joyeusement le royaume, en mettant négligemment Albert II au rancart, en esquissant une Flandre méchante... Mais l'électrochoc a aussi été à l'origine de quantité de réflexions sur l'avenir et d'actions pour mieux se (re) connaître. Et s'il y en a qui veulent la fin de la Belgique, ce n'est pas la RTBF qui l'a inventé : elle a eu le courage de le crier, voilà tout. Mais il est toujours si facile de tirer sur le messager...
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