La Libre.be > Culture > Médias/Télé > Article
événement
A chacun son Jacques Brel
Camille Perotti
Mis en ligne le 09/10/2008
Pour avoir passé Noël 1974 aux Canaries en compagnie du "grand Jacques" et pour ses talents d'amuseur public, Antoine a été choisi pour coanimer avec Armelle l'émission "Quelque chose en nous de..." Jacques Brel. Tout juste débarqué de Tahiti après une vingtaine d'heures d'avion, Antoine se souvient de cette rencontre qui fut magique pour lui. "Je me sens proche de Jacques Brel pour son côté aventurier; proche du pilote et du navigateur. Quand on s'est rencontrés dans un port des Canaries, il venait de se faire opérer du poumon, pourtant il avait une joie de vivre extraordinaire. Il faisait le clown sans arrêt." De ces heures passées ensemble, Antoine avait filmé quelques instants en Super 8, des images exclusives (sans grand intérêt) diffusées au cours de l'émission, en cadeau à la fondation de France Brel.
Cette escale en terres tempérées, Antoine l'a décidée "pour les Belges" , "parce que c'était vous" , et, joli geste, son cachet sera reversé à une association de lutte contre le cancer.
De l'émotion
En plusieurs parties, les débuts de Jacques Brel, Brel et la scène, Brel et le cinéma, Brel et le voyage... "Quelque chose en nous de Jacques Brel" réunit sur le plateau Edouard Molinaro, Isabelle Aubret, Delphine Desyeux, la femme et les filles de Jacques Brel, ainsi que des artistes venus lui rendre hommage en interprétant ses tubes. On peut écouter notamment Salvatore Adamo avec "Ne me quitte pas", Maurane avec "La chanson des vieux amants" sous le regard ému de la veuve et Nicoletta en veste à paillettes - enregistrée dans les conditions du direct, la voix n'est pas des plus cristallines - pour une version jazzy de "Quand on n'a que l'amour".
Même si l'on n'apprend pas grand-chose sur la vie de l'artiste, l'émission de divertissement a le mérite de retracer son parcours. Un portrait émouvant par ceux qui l'ont aimé, enrichi de témoignages d'artistes qui ont travaillé avec lui. Outre Florent Pagny, Calogero et des "petits jeunes" de la chanson française qui le prennent pour modèle, le témoignage de Claude Lelouch est, par exemple, d'une grande qualité. Il explique, en y mettant les formes, que Jacques Brel n'était qu'un cinéaste en devenir, et que s'il avait eu le temps de faire l'école du cinéma, il aurait pu exploiter son talent.
L'intervention la plus insolite revient à cette femme des Marquises, amie de Jacques Brel, quand il vivait dans ces îles. Elle s'interroge : "Ça fait combien de temps qu'il est mort maintenant ? C'est de l'acharnement. Vous, les Européens, vous êtes fous. Lui qui était venu chercher la tranquillité jusqu'ici, qu'est-ce qu'il penserait de tout ça ?" C'est vrai qu'avec tant de battage autour de cet anniversaire, on se demande où s'arrête la commémoration et où commence le business...
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...