Musique / Festivals Les festivals, comme tous les lieux où un public dense consomme de l'alcool en grande quantité, peuvent être le théâtre de comportements déplacés ou de dérapages beaucoup plus graves. Dans un article publié le 4 juillet, nos collègues de Paris Match ont ainsi relayé une série de témoignages faisant état d'agressions sexuelles commises sur des jeunes femmes lors de certains festivals belges. 

" Le phénomène existe, comme dans tous les lieux publics fréquentés" reconnaissent les organisateurs du festival de Dour, interpellé dans l'article de Paris Match au même titre que "Les Ardentes", le "Pukkelpop" ou "Rock Werchter". Même s'il est difficile à quantifier compte tenu du faible nombre de plaintes introduites pour ce type de faits. " En revanche, écrire que les festivals ne prennent aucune mesure pour éviter ce type de comportement, est faux. Dour a mis en place une cellule de suivi psycho-social pour assister les personnes en cas de problème. Nous travaillons chaque année avec l'organisation "Sex & Co" qui effectue tout un travail de prévention concernant la sexualité et les violences conjugales, sur la plaine du festival. Et l'asbl Modus Vivendi (spécialisée dans la prévention des risques liés à l'usage de drogues, ndlr) dispose, elle, d'équipes mobiles."

Annulation d'un festival suédois


Le sujet, extrêmement sensible, est revenu sur le devant de la scène suite à l'annulation du festival de Bravalla en Suède. Après l'introduction de quatre plaintes pour viol et vingt-trois pour agression sexuelle lors de l'édition 2017, les organisateurs ont purement et simplement décidé qu'il n'y aurait pas d'édition 2018. " Tout le monde a été interpellé par cette situation qui nous a conduits à renforcer encore la conscientisation de nos équipes de sécurité et de prévention" ajoutent les organisateurs du festival hennuyer. " C'est ce travail de terrain qui permet notamment d'éviter qu'une situation aussi grave ne se produise chez nous."