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Les disques de la semaine (20/09/06)
Mis en ligne le 20/09/2006
POP
Leonard Cohen, I'm Your ManMotion Picture Soudtrack **
Musique d'un film documentaire pas sorti sur nos écrans, dirigé par Liam Lunson, «I'm Your Man», le disque, est un hommage rendu par quelques artistes parmi les plus pertinents dans le secteur, comme Rufus Wainwright («Hallelujah»), Martha Wainwright («The Traitor»), Antony Hegarty sans ses Johnsons («If It Be Your Will») et les anciennes proches collaboratrices du Montréalais, Perla Battala et Julie Christensen. Ou Cohen dans son miroir. (D.S.)
1 CD Verve 170240, Universal.
JAZZ
Thelonius Monk with John Coltrane, The 1957 Riverside Recordings ***
L'intégralité intégrale des enregistrements réunissant deux des sommités du jazz moderne, le saxophoniste John Coltrane et le pianiste Thelonius Monk au sein de différentes formations, dont un septet avec cet autre géant du saxe ténor qu'est Coleman Hawkins et le roi des roulements de batterie, Art Blakey. Chargé, le programme comprend notamment cinq prises de «Crepuscule With Nellie», mais le fan de Trane ou de Monk ne recule devant rien. (D.S.)
1 double CD Riverside 703 156, Universal.
CROSS-OVER
Andersson & Ulvaeus, I Let the Music Speak / Anne-Sofie Von Otter **
«I Let the Music Speak», c'est une chanson de Benny Andersson et Bjorn Ulvaeus, les deux quarts masculins du défunt et légendaire groupe Abba. C'est aussi le titre de cet album de la mezzo (suédoise elle aussi) Anne-Sofie Von Otter, dont on sait qu'elle ne rechigne pas devant le (lucratif?) cross over et qui semble plaider ici pour l'ouverture de son public. Compositions plaisantes (dont «I'm just a Girl» ou «The Winner Takes it All»), bien chantées, mais souffrant ici plus d'une fois d'arrangements pesants et sirupeux et d'une forme de surinvestissement vocal. (N.B.)
CD DG 477 5901, 48 min 28 sec, Universal.
CHANSONS
Marions les Roses, Les Fin'Amoureuses **
Obstinées, les Fin'Amoureuses! Elles étaient deux, Nannette van Zanten et Nathalie Waller, à picorer dans les musiques modales -chant et instruments- du Moyen Age, lorsqu'elles furent rejointes par Emmanuelle Drouet, chant. Poussant plus loin leurs investigations, elles finirent par découvrir les liens subtils et féconds unissant les cours ottomanes et occidentales -notamment huguenotes- du XVIIe siècle. Avec un sens poétique évident, se constitua un programme sur mesure -et familier-, qu'on imagine cohérent sur le plan musicologique, mais qui semble surtout correspondre à l'univers personnel des musiciennes: «adaptation harmonieuse des parties d'un tout entre elles». (MDM)
1 CD Alpha, 61 min 10 sec, Alpha 517.
BAROQUE
Jean-Sébastien Bach, Cantates vol. 26 / John Eliot Gardiner **
Nouveau volume de l'intégrale des cantates de Bach réalisée en 2000 sous forme de pèlerinage par John Eliot Gardiner en divers lieux d'Allemagne, d'Europe et même du monde : quatre cantates pour le dimanche de Pentecôte (BWV 34, 59, 74 et 172) et trois pour le lundi de Pentecôte (68, 173 et 174), le tout gravé en l'église de la Sainte Trinité à Long Melford. Choeurs (Monteverdi Choir) et orchestre (English Baroque Soloists) toujours splendides, mais solistes peu séduisants (Ragin, Genz, Larsson, Stutzmann...) et, parfois, une tendance de la baguette à se faire un peu routinière. (N.B.)
2 CD Soli Deo Gloria SFG 121 2 h 55 min 28 sec, Harmonia Mundi.
ROCK
The Who, Tommy Live with special guests ***
Ceux qui les ont vus ces derniers temps savent de quoi les Who sont capables. En 1989, ils ont décidé de remonter une tournée pour renflouer les caisses, comme l'avoue sans ambages Pete Townshend. Bien leur en a pris, car cette version de «Tommy» tient remarquablement la route, musicalement en tout cas.Les cuivres -cor, cor d'harmonie, etc.-, ainsi que la présence de Patti LaBelle en Acic Queen, d'Elton John («Pinball Wizard»), voire de Phil Collins en beauf' poivrot criant de vérité, tout cela donne même une petite touche funky groove à ce qui reste l'un des monuments de l'opéra rock. (D.S.)
1 DVD Warner Music.
Pixies Acoustic Live in Newport **
Depuis leur retour sur scène en avril 2004, les Pixies s'en sont donné à coeur joie, y compris dans des circonstances un peu surréalistes comme lors de ce Newport Folk Festival à l'ambiance woodstockienne, avec l'océan en toile de fond et de petits esquifs follâtrant dessus.
S'adaptant à tout, le quatuor de Boston la joue acoustique, finement et avec l'humour qu'on lui connaît, qui fait oublier les imprécisions vocales liées à l'exercice. (D.S.)
1 DVD Eagle, PiaS.
Pixies Live at The Paradise in Boston **
Cela, c'est l'autre face, la plus connue des Pixies qui jouent sur leurs terres bostoniennes, dans un petit club. A la fois à l'aise et boostés par les circonstances, Frank, Kim, Joey et David profitent de la complicité avec le public pour donner le meilleur d'eux-mêmes, dans un répertoire à la fois attendu et surprenant. Ayant pour eux le recul du temps, ils excellent dans ce balancement entre distanciation et engagement brut et total. (D.S.) 1 DVD Eagle, PiaS.
RÉCITAL
Renée Fleming, Sacred Songs **
Renée Fleming avait déjà donné au dis- que voici quelques mois un récital intitulé «Sacred Songs», peu original dans son programme et gâché par un orchestre et un chef peu inspirés. Sous le même titre, la soprano américaine bénéficie cette fois de la baguette de Trevor Pinnock, chef rompu au répertoire baroque même s'il conduit ici les instruments modernes de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême. Programme prévisible mais plaisant (Haendel, Bach, Fauré, Mozart, Adam, Berlioz, Humperdinck...), mais chanté avec grâce dans un cadre -la cathédrale de Mayence, dont un bonus vante les trésors- qui sied assez bien au côté Noël de l'exercice. (N.B.)
1 DVD Decca 074 3129, 1 h 10 min, Universal.
SYMPHONIQUE
Gustav Mahler, Symphonies nos 1 &8 Klaus Tennstedt *
Disparu en 1998, le chef allemand Klaus Tennstedt occupa les dernières années de sa vie à enregistrer pour EMI une intégrale des symphonies de Mahler, compositeur dont il était assurément un spécialiste reconnu. C'est de cette période que datent les deux concerts proposés ici, captés l'un à Chicago en 1990 (symphonie n° 1) et l'autre à Londres un an plus tard (symphonie des Mille).L'apport de la vidéo est toutefois bien ténu, d'autant que le style de la réalisation date déjà quelque peu et, surtout, que les solistes réunis pour la Huitième n'arrivent pas tous au niveau d'une Julia Varady somptueuse. (N.B.)
2 DVD EMI 3 67743, 2 h 30 min.
© La Libre Belgique 2006
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