La Libre.be > Culture > Musique > Article
Festival
Divas proches des étoiles à Dour
Michi-Hiro Tamaï
Mis en ligne le 18/07/2008
C'est sous une pluie battante, face à une plaine tachetée de ponchos plastiques et de bottes caoutchouc que Goldfrapp, tête d'affiche du jour entamait son tour de piste ce jeudi au 20e festival de Dour. Après une journée riche en émotions musicales (Brian Jonestown Massacre, Steak Number Eight, Foals, Eli 'Paperboy'...), la formation polymorphe emmenée par Alison Goldfrapp lance ses premières salves. Froideur calculée, références disco glam, electro sensuelle, le mélange des genres sied parfaitement à la diva blanche. Parfois pompeuse et pompante, la belle anglaise n'en demeure pas moins efficace. De Utopia à Strict Machine en passant par son récent et très Beatles Hapiness chanté en polyphonie avec ses cinq musiciens, elle ravit son public. Si on la dit assez revêche avec les médias, elle entretient d'ailleurs un très bon contact avec ces derniers.
Tous vêtus de blanc, les cinq instrumentalistes (dont une harpe et une guitare électrique en plexiglass) se fondent parfaitement à l'univers éthéré qu'affectionne cette Maria Callas disco glam. Le fond de la scène se pare d'un gigantesque mur d'osier où sont projetées des vidéos de fractales et d'autres motifs psychédéliques polychromes. Une mise en scène à la hauteur de sa personnalité. Repris en coeur par la foule qui se réchauffe, "Ooh La La" compte parmi les titres qui bouclent sa prestation. Sans rappel malheureusement suite au retard du concert reporté pour cause de bruit voisin trop gênant. On est une diva ou on ne l'est pas... Autre nom très attendu de la soirée, les Berlinois de Modeselektor remplissent l'Eastpak Core Stage à ras bord sur le coup de 23 heures. Le duo barré accomplit le grand écart entre diverses variantes proches ou éloignées de l'electro. Toujours aussi à l'aise en hip hop, avec de nombreux clins d'oeil vers TTC (logique vu leur futur album commun) ou Puppetmastaz que dans des registres plus étranges avec notamment des phases techno hardcore/gabber façon Thunderdome (sic !), Modeselektor varie les plaisirs toutes les 40 à 50 secondes. Un rythme effréné où les échantil lonnages sonores tapent et montent à la tête. Certains dans le public agglutiné à l'avant se lancent même dans du crowdsurfing. Inédit pour une soirée electro. Vous avez dit mélange des genres ?
Savoir Plus
Dour: mode d'emploi
Bonne nouvelle pour les amateurs de musiques alternatives transgenres : Dour pourra encore accueillir 1 000 à 2 000 festivaliers par jour pour les deux dates de ce week-end selon les organisateurs. Les tickets en vente uniquement sur place compléteront les 72 000 autres festivaliers attendus ces samedi et dimanche.
L'excellence de l'éclectisme de la programmation devrait encore faire mouche. Et s'illustre parfaitement le samedi avec Black Moon, Bochum Welt, DJ Krush, F.L.A.M.E. (projet orchestral de Flexa Lyndo impliquant une dizaine de guest stars pop rock belges), Gilles Peterson, les Meat Puppets, Omar Perry, Syd Matters, The Herbaliser ou encore Zu vs Dälek. Le dimanche n'est pas en reste avec les BB Brunes, Alpha Blondy, The Raveonettes, Tunisiano, Fujiya&Miyagi, Chrome Hoof, The (International) Noise Conspiracy ou encore Heavy Trash (Jon Spencer).
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...