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Francofolies
Ariane Moffatt, feu et douceur
C.P.
Mis en ligne le 23/07/2009
Chaleur pour le dernier jour des Francos, à l’instar de la musique de Rokia Traoré qui a charmé le public de la scène Proximus à 18 h 30 pour un concert alternant ambiances feutrées et rythmes plus rock. Mêlant les guitares aux instruments traditionnels africains, la belle a aussi conquis le public par la danse - qui a tenté de l’imiter, parfois sans succès. Un concert qui s’est achevé sur le tube "Pata pata" avec ce message d’espoir et de solidarité : "J e chante un rêve, celui d’une Afrique prospère".
Changement d’ambiance à 20h15 avec le groupe "punky pop" Malibu Stacy. Les jeunes hommes dans le vent ont toutefois eu besoin d’un certain temps avant de réussir à faire bouger le public même si Nicolas, 15 ans, était un peu déçu "parce que je n’ai pas pu pogoter, il y avait plein de filles autour de moi"
21h45. Choix cornélien. La Grande Sophie ou Ariane Moffatt ? D’emblée cette dernière attire l’œil et l’oreille sous le dôme Fortis. Lauréate du prix Rapsat-Lelièvre, l’artiste québécoise a déjà été primée à plusieurs reprises et a notamment reçu quatre Felix en 2008. Sur scène, toute simple même si elle a troqué son tee shirt contre un chemisier à paillettes, Ariane Moffatt joue principalement des morceaux de son troisième album "Tous les sens". Auteur, compositeur, interprète, elle est aussi multi-instrumentiste et c’est impressionnant : elle passe de la guitare électrique au piano et du tambourin à la batterie, le tout en chantant ! Si au début elle signalait : "Pour l’instant, on reste tranquilles mais après, faudra bouger !", à la fin du concert, tout le monde était bien échauffé, "j’en peux plus, apportez-moi une douche !" Un joyeux moment électroacoustique.
Justement, ce sont de bien joyeux lurons qui ont clôturé les Francofolies de Spa au Village mardi soir : les Gauff’ et leur pote DJ Didjé. Entre déguisements loufoques, invités surprise (ils ont même fait monter sur scène le directeur des Francos, Charles Gardier) et paroles subtiles (où il est question de la choucroute et de ses effets ), ces fous furieux ont fait danser jusqu’à 1h du matin les nombreux festivaliers qui n’ont pas du tout été refroidis par les averses. Fou, fou, fou !
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