La Libre.be > Culture > Musique > Article
Festival
La Boutik Rock fête ses dix ans de lèche-vitrines
Nicolas Capart
Mis en ligne le 10/02/2010
L’évènement est bel et bien devenu incontournable. Le rendez-vous du petit monde du rock belge, au sortir de l’hiver, dans l’antre Botanique Derrière les rayons et sous les étagères, plusieurs acteurs œuvrent au bon déroulement de la Boutik Rock. L’ASBL Court-Circuit, Wallonie-Bruxelles Musiques, le Botanique bien sûr mais surtout la Communauté française et son Programme Rock. Amélie Laurent, qui y travaille depuis 2006, a jeté avec nous un regard dans le rétroviseur.
Pourquoi la Boutik Rock a-t-elle été créée ?
A la base, existaient déjà les rencontres Entrevues, organisées elles-aussi par le service de diffusion de la Communauté française. Elles consistaient en un genre de bourse aux spectacles où se mêlaient aussi bien la chanson que le jazz ou les musiques du monde. En gros, tout sauf le classique et le rock. Mais, initialement, ce dernier genre y était malgré tout intégré, un peu par défaut. Puis nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des différences de volontés parmi les professionnels de chaque scène. Que le milieu du rock ne fonctionnait pas de la même manière. Et décision a été prise de créer la Boutik. Aujourd’hui, les deux évènements coexistent. L’un fête ses dix ans, l’autre ses vingt printemps.
Quelle était la volonté première des organisateurs ?
A cette époque, le rock - et plus généralement les musiques amplifiées- demeuraient plutôt méconnues du grand public en Communauté française. Du moins, le travail des artistes du cru l’était. Le but était donc simplement de leur offrir un coup d’éclairage. Et, à l’heure actuelle, de continuer à jouer les entremetteurs pour faire connaître les notes rock distillées sous nos latitudes.
Aujourd’hui, que représente pour vous un tremplin comme la Boutik ?
Avant tout, une grande chance donnée aux artistes. L’opportunité pour ces groupes de se produire devant un maximum de professionnels -la proportion public/pro dans l’audience avoisine les 50/50 - et lors d’un concert offrant des conditions techniques optimales D’ailleurs, le nombre croissant de demandes et d’inscriptions au fil des années témoignent de l’intérêt des acteurs de la scène. La Boutik reste une étape, un maillon de la chaîne des services que nous tentons d’apporter dans le service de diffusion des musiques non-classiques, à côté duquel peuvent venir se greffer des incitants à la diffusion, des aides à l’enregistrement sonore, etc.
Comment s’opère le choix des groupes présents “en vitrine” ?
Chaque année, entre 200 et 250 groupes sont passés en revue par un jury d’une trentaine de professionnels du secteur. Une cellule plus pointue est mise en place pour les rythmes urbains ou le rock "dur" qui, avec l’électro, sont au menu des Boutik désormais. Le jury a un mois pour délibérer. Puis nous tentons d’établir une affiche cohérente.
Quels auront été vos plus beaux “trophées” après une décennie de labeur ?
Tout de suite, on pense à Ghinzu ou Girls in Hawaii Après, il y a aussi Sharko, Mudflow, Miele, Do or Die qui fonctionnent moins bien qu’on ne l’espérait mais qui traversent les frontières, ou plus récemment My Little Cheap Dictaphone qui vient de signer un opéra rock A l’avenir, nous aimerions nous ouvrir davantage, en invitant la presse étrangère ou en imaginant des échanges internationaux de groupes. Entre autres projets
Tout le programme dans la Libre Culture
10mn28 pour gravir l’Empire...
Barack Obama teste une arme redoutable
Parodie: Sarkozy face à la crise
Charles et Camilla fêtent Dickens