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Transardentes: coup de frais sur l’electro
Michi-Hiro Tamaï
Mis en ligne le 25/01/2012
Se profilant comme le pendant wallon d’I Love Techno, les Transardentes ressortiront amplis et baffles sur quatre scènes indoor ce samedi. Carl Craig, Jeff Mills, Modeselektor, Crookers et autres Laurent Garnier avaient déjà confirmé par le passé que l’événement, planté aux Halles des Foires de Liège, bombe le torse. La présence cette année de grosses pointures, comme Noisia, Birdy Nam Nam, Boys Noize, Cassius et Simian Mobile Disco, valide ces ambitions.
Mieux : après un essai confidentiel l’année passée, l’ajout d’une nouvelle vraie scène pour cette édition gonfle encore un peu plus le grand rassemblement qui compte une trentaine d’artistes issus d’horizons électroniques divers. "Je comprends la comparaison avec I Love Techno, car nous sommes, de fait, le seul festival de ce genre et de cette taille en Wallonie", acquiesce Jean-Yves Reumont, assistant à la programmation et responsable presse de l’événement. "Mais on a toujours travaillé nos spécificités, à savoir une approche plus intime et fidèle aux Ardentes en été. On est un festival plutôt qu’un gros night-club. On favorise les live."
Acérée, la programmation des Ardentes bénéficie d’une période creuse en matière de festivals. "On a lancé les Transardentes en hiver pour cette raison", poursuit Jean-Yves Reumont. "Mais c’est un couteau à double tranchant, car la fin janvier est la seule période ou les dj peuvent prendre des vacances, entre le Nouvel An et la rentrée de mars. Il faut donc les convaincre de reprendre plus tôt."
Nouveau podium et nouvel artiste donc. Sur l’Elektropedia, les spots crépitent sur des jeunes talents dont des Belges comme Daniel Danieli. Entouré d’une famille de musiciens et chanteurs accomplis, ce jeune Liégeois, tournant sous le nom de Karl Mvient, de se livrer à un deuxième EP entre minimale et techno signé sur le label berlinois indépendant Trackord Records. Une sorte de consécration pour cet artiste voyageur et mélancolique, qui définit son style comme de l’"East Belgian Minimal". A ne pas rater, d’autant que les représentants du genre ne seront pas légion cette année.
"Même si, par le passé, on a eu beaucoup d’artistes de Kompakt, la minimale est moins représentée cette année", note Jean-Yves Reumont. "Vu notre situation frontalière, on attend toujours beaucoup d’Allemands, mais cette année, le public français sera aussi présent en nombre. Les événements électroniques sont quasiment inexistants chez eux. Et vu que, hormis Boys Noize, nos têtes d’affiche sont axées France et Grande-Bretagne, les réservations de parking, pour des cars venus de l’Hexagone, gonflent à vue d’œil."
Habituellement complet quelques jours avant le début des festivités, Les Transardentes 2012 devraient "encore pouvoir offrir quelques centaines de places ce mercredi". Ne pas traîner donc pour réserver un des 12000 sésames au tarif abordable. D’autant que si la minimale fait régime, le dubstep et ses variantes dégoulinent. Le tout en direct de Grande-Bretagne.
Amis d’enfance, Cutline déclinera ainsi ce style au fil de diverses influences entre dance et jungle. Le duo qui a déjà remixé Roll Deep et Netsky sera précédé sur la Sphere Room de True Trigger, connu pour ses remixes de Snoop Dogg et Dizzee Rascal, mais aussi pour "Slang Like this", single hip hop qui bastonne.
Les kids, accros aux sensations fraîches, seront enfin ravis de croiser Modestep au fil de leur nuit. Mystérieusement, ce combo parvient à mélanger des gros riffs de guitares rock/métal à des beats dubstep pour une formule qui a convaincu le public anglais sur "To The Stars". Un brin putassier. Totalement dans l’air du temps, en somme.
Savoir Plus
Liège, Halles des Foires, le 28 janvier, dès 18h. De 35 à 42 €. Infos : www.lestransardentes.be
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