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Duran Duran durant 2 heures
N.Cap.
Mis en ligne le 31/01/2012
Effervescence dominicale sur les hauteurs de la capitale, pour la venue d’une légende des eighties au bunker. Après une séparation de dix-huit ans, Simon Lebon et trois de ses complices du temps jadis - Nick Rhodes aux claviers, John Taylor à la basse et Roger Taylor derrière la batterie - ont réanimé le monstre Duran Duran et le font marcher sur les grandes villes du Vieux Continent depuis décembre. Avant cela, le quatuor s’était offert une tournée américaine où ses hits en chaîne ont fait des émules. Au-delà des palmarès, ce retour aux affaires, les (old) boys de Birmingham le doivent surtout à ce bon Mark Ronson, orfèvre du succès de feu Amy Winehouse, Lily Allen ou Kaiser Chiefs, pour n’en citer que quelques-uns. Le dandy producteur a en effet signé le dernier disque de Duran Duran, le treizième, "All You Need is Now", sorti il y a un an. Depuis, le combo anglais a retrouvé niaque et succès car, même si Forest National ne débordait pas de fanatiques dimanche, la place était traversée de très beaux spécimens à cuirs, à crêtes ou à drapeaux, et plusieurs milliers de trentenaires et des poussières déchaînés par le beat. Ceux-là ont d’ailleurs dû être surpris en voyant débarquer nos Tellers nationaux sur les planches avant leurs idôles. Nous, ça ne nous a pas déplu de retrouver les refrains sautillants de nos minets préférés du BW, dont les aventures discographiques devraient connaître un nouveau élan d’ici la fin de l’été. La bande à Ben fêtait larmes à l’œil le départ de son batteur César vers d’autres horizons musicaux. Et d’aucuns venaient d’Arlon pour les voir jouer en première partie. A 54 € le sésame, on se dit que les groupies n’étaient pas forcément là pour ceux qu’on croit. Puis il y a eu Simon Lebon, son déhanché effervescent, ses mouvements de bras hypnotiques, ses habits de lumières et sa barbe frétillante. Si la foule semblait apprécier le spectacle, nous étions soit trop jeune, soit trop sobre pour en capter l’essence. Mais la fougue du frontman est malgré tout plus agréable à regarder que les images projetées. Sur l’écran, les visuels s’enchaînent, plus infâmes les uns que les autres, du globe terrestre à la voie lactée en passant par un plan fixe de la surface de l’eau ou les danses lascives d’amazones enflammées. Que du chic... Musicalement, ce son new wave et pop se teinte de rock sur le dernier single, où s’affrontent petits rifs nerveux et claviers sirupeux. Ou plus tard de disco, le temps de "Safe", boule à facettes comprise. Les tubes, eux, s’enchaînent mais sentent un peu la naphtaline. Mais les adeptes auront tendu les bras, extatiques, plus de 2h durant. Et finalement, c’est le plus important.
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