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Concert
Miroir, mon beau miroir...
Nicolas Capart
Mis en ligne le 22/05/2009
Dis-moi , qui était la plus belle mardi sur la scène de l'Ancienne Belgique ? A cette question les 2000 fans entassés dans la salle ce soir-là répondront "Olivia" à l'unisson, tant Mademoiselle Ruiz (gare à celui qui l'appellera Madame, prévient-elle avant d'entamer "Don't call me Madam") a noyé de ses charmes une audience totalement envoutée par sa prestation et son joli minois.
Si l'héroïne qu'incarne la "Miss Météores" dans son dernier single apparait un peu émotive, l'ex-locataire de la Star Ac'est quant à elle bien loin de paniquer. Que du contraire, à 29 ans, cette jeune femme spitante mène sa barque avec gout depuis trois albums et a su s'éloigner à grands coups de rames de l'horrible machinerie télévisuelle qui l'avait révélée. Aujourd'hui, Olivia Ruiz est une artiste à part entière, qui se joue des clichés de la variété française, les cheveux au vent et le sourire en coin.
Un concert de la "Femme Chocolat" c'est comme un livre de contes pour enfants, même si les questionnements que ses textes soulèvent s'adressent aussi à leurs ainés. La scène de l'AB, transformée pour l'occasion, est digne de l'univers de Burton, et la gamine de Carcassonne y sautille en cadence sur un fond étoilé, entre les cages d'oiseaux, sa balançoire perso et surtout ce grand miroir placé à droite des musiciens. Dans sa robe flamenco scintillante, Olivia se déchaine au son des guitares et distille ci et là quelques traits d'humour qui lui ressemblent...
L'empreinte de Dionysos et de son compagnon Mathias Malzieu est palpable dans les arrangements sophistiqués de chaque composition, mais la chanteuse s'est façonné un univers qui lui est propre. On s'y sent bien, on en redemande. Ce sera le 21juillet pour les Francofolies de Spa. On y sera vite, pas de panique...
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