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Décès de Michael Jackson
La famille du chanteur a fait réaliser une seconde autopsie
S.L. (d’après AFP, AP, Reuters)
Mis en ligne le 29/06/2009
La mort de Michael Jackson est-elle aussi mystérieuse que sa vie ? En attendant les résultats d’autopsie qui devraient permettre d’y voir plus clair, les circonstances de son décès - à la suite d’un arrêt cardiaque, jusqu’à nouvel ordre - font en tout cas couler beaucoup d’encre. Virtuelle surtout, Internet gonflant les spéculations de manière exponentielle. Il est vrai que la famille de l’artiste a elle-même demandé une seconde autopsie de la dépouille. Selon le "Los Angeles Times", elle a été réalisée samedi, et ses résultats ne sont pas encore connus. Pas plus que ceux de la première autopsie, d’ailleurs, pratiquée vendredi, qui dans l’immédiat n’a révélé aucun traumatisme ou signe d’action criminelle. Les conclusions définitives, notamment celles des analyses toxicologiques, ne seront pas connues avant quatre à huit semaines.
Le médecin personnel de Michael Jackson, Conrad Murray, qui se trouvait à ses côtés lorsqu’il s’est effondré jeudi, a, depuis lors, été interrogé plusieurs fois par la police. Selon celle-ci, il a fourni "des informations qui vont aider l’enquête". Le cardiologue a insisté, à travers un porte-parole, sur le fait qu’il n’était pas considéré comme un suspect, mais comme un témoin dans cette affaire. Michael Jackson a-t-il reçu, peu avant son décès, une injection de Demerol, un puissant analgésique, ainsi que le véhicule une rumeur, et quel effet celle-ci a-t-elle pu avoir ?
Jusqu’à quel point la popstar souffrait-elle de dépendance aux médicaments, aux antidouleurs en particulier ? L’ancienne nurse de ses enfants, Grace Rwaramba, a raconté, dimanche dans la presse britannique, lui avoir fait régulièrement des lavages d’estomac pour le débarrasser des cocktails d’analgésiques qu’il prenait - tout en mangeant "toujours trop peu".
Tandis que l’un de ses amis, le Dr Chopra, a dit s’inquiéter depuis 2005 d’une addiction aux antidouleurs. "D’une certaine manière, on le sentait venir, et c’est frustrant de n’avoir rien pu y faire", a-t-il déclaré à l’Associated Press, précisant avoir refusé de prescrire des calmants au chanteur lorsque celui-ci lui en avait fait la demande en 2005. "Le problème était là depuis longtemps. Il y a eu des tentatives d’intervention, mais ça n’a pas marché." Reste à voir si cette dépendance a bel et bien un lien avec la mort de Michael Jackson.
La veille, il avait effectué une répétition générale de ses concerts londoniens et semblait "en pleine forme" si ce n’est un problème passager de laryngite, ont indiqué plusieurs témoins au "Los Angeles Times". Ken Ehrlich, producteur exécutif des Grammy’s (les Oscars de la musique) a dit, à l’AP, avoir été impressionné par sa vitalité et sa concentration quand il l’a vu répéter la chorégraphie avec les danseurs.
Michael Jackson préparait ces cinquante shows d’arrache-pied depuis des mois. Un défi physique pour un homme aux prises avec une consommation régulière de calmants, selon Michael Levine, ancien agent de la star, qui parle d’un "mélange toxique auquel personne ne peut résister".
Le résultat des autopsies est, faut-il le dire, très attendu.
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