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Édito
Quelque chose de Michael
Mis en ligne le 08/07/2009
La mort de Michael Jackson, le 25 juin dernier, a frappé le monde de stupeur et de tristesse. Musicalement, le chanteur avait disparu des écrans radar, pour laisser place à un spectacle d’autodestruction. Son image était devenue à ce point fantomatique qu’on le croyait non concerné par la mort. Cette réalité a mis du temps à s’imposer, tandis que la disparition physique de Michael Jackson suscitait un besoin de réécouter "Billie Jean", une faim de revoir "Thriller". Sa mort l’a fait réapparaitre en tant qu’artiste.
Tandis que l’évènement prenait une tournure judiciaire, il suscitait la réflexion par rapport au monde dans lequel Jackson a, ou plutôt n’a pas grandi. Le monde de l’industrialisation de certaines expressions artistiques. Face à cela, comme face à son enfance cloisonnée, l’homme Michael Jackson n’a pas fait le poids. Il s’est crispé dans une pose agressive : "Bad", "Dangerous", "Invincible". Tu parles ! Sa fulgurante trajectoire s’est terminée par une folie mégalomane et une chute lente, un chemin de croix auquel le monde a plus ou moins pu assister, malgré les zones d’ombres persistantes. D’où, après le succès et la frénésie, la tristesse ou, à tout le moins, la compassion planétaire. Entre-temps, l’hommage est venu de partout. Coldplay à Werchter, Madonna à Londres, tous les artistes se fendent d’un salut appuyé. Ils ont intérêt. Justin Timberlake, Usher, Rihanna, Whitney Houston, Jay-Z, Mika et la plupart de ceux présents à l’hommage public au Staples Center : quelle pop star peut se targuer de ne pas avoir été influencée par Michael Jackson ?
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