La Libre.be > Culture > Musique > Article
Concert - DOOM
Bas le Masque
N.C.
Mis en ligne le 11/03/2010
Des lustres que le quartier du VK n’avait plus connu telle effervescence. Il est à peine 20h que déjà des dizaines de badauds battent le pavé et se pressent - impatients d’enfin voir le "vrai" Doom - dans l’antre molenbeekoise.
A l’intérieur, c’est pire. Le bar est pris d’assaut et ils sont déjà des centaines à hocher la tête en cadence face à la scène. Aux platines, c’est Lefto et Defi-J armés d’une cargaison de classiques hip hop et de leur savoir-faire empirique. Seulement, l’heure tourne et l’ennui guette.
Température ambiante: 30°. Et 1h20 de retard pour l’hôte masqué. C’était prévisible, après tout. Sa silhouette, par contre, nous surprend. Le rappeur a minci. Mais, pas de doute, c’est bien sa voix qui résonne dans le micro (dans le passé, le sieur avait profité du masque pour envoyer un autre que lui sur les planches, NdlR). Les débuts sont de bon augure. Le remuant "All Caps" et la classe pianotée de "Monkey Suite" - issus de sa collaboration avec Madlib - ravissent des fans de plus en plus excités.
Notre intérêt cependant décroit au fil des minutes. En cause, un back (sensé assurer l’ambiance, reprendre les refrains, balancer des gimmicks) insipide, un pousse-disque en guise de DJ, des instrus en mono et aucune empathie du Maître de Cérémonie. Au terme de l’argumentation ne persiste qu’une vague déception. Le masque serait-il victime d’une décennie d’absence et de trop grandes attentes? Rien n’est moins sûr.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...