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Tour d’horizon

Francofolies, c’est reparti

Dominique Simonet

Mis en ligne le 20/07/2010

Du 21 au 25 juillet, la petite ville de Spa s’abandonne à la musique. Cinq jours de fête en tout genre, avec possibilité de découvertes pour qui veut.

Pendant cinq jours, à partir du 21 juillet, Spa fait à nouveau une crise de Francofolies aigüe. A priori, le festival idéal, tout à la fois rural et urbain, avec les avantages cumulés de la campagne et de la petite ville nichée dans la vallée.

Le programme préserve un bel équilibre entre artistes connus si pas de tous, du moins de beaucoup, et découvertes à divers niveaux. Evidemment, la présence de Jacques Dutronc, après ses deux Forest-National, représente quelque chose, tout comme celle du génial Christophe qui le précède. Il parait qu’Eté 67, qui ouvre cette première soirée sur la Grand-Place, sera invité à monter sur la scène avec Dutronc. Un privilège que le groupe d’Esneux doit au fait d’avoir repris "On nous cache tout, on nous dit rien", même si la chanson date de 1966. Oui, une bien belle grande scène donc, sur laquelle Renan Luce coiffe Alain Souchon et Christophe Willem dépasse Marc Lavoine : attention, les vieux ! Quant à Pascal Obispo, habitué des lieux, il est déjà en tête des préventes

Mais l’âme du festival tient dans une création unique en son genre : le Village francofou et ses trois scènes aménagées dans l’historique Parc des Sept Heures. A 45 € en prévente le pass pour cinq jours, il faut reconnaitre l’idée géniale. Car ce n’est pas une programmation croupion qui y est proposée, mais de vraies têtes d’affiche, dont certaines remplissent de grandes salles : Thomas Fersen, BB Brunes, Gaëtan Roussel, Cœur de Pirate, Yodelice, Dominique A (pour la première fois aux Francos ? Alors il était temps !), Art Mengo, JP Nataf, Sttellla. La question de l’adéquation entre Francofolies et langue française continue de se poser car, si La Rochelle et plus encore Montréal restent à cheval sur le principe, Spa déroge de plus en plus. C’est le reflet d’une grande part de la création belge francophone qui renie sa langue, mais pas seulement, puisque les Flamands K’s Choice, Arid, Magnus, Daan s’expriment aussi en anglais. Dans des genres bien différents, on se consolera au Casino avec Yves Duteil ou Jean-Louis Murat.

Loi des tournées, nécessité de placer des artistes locaux, les Francos ont nombre de concerts en commun avec d’autres festivals, Dour et les Ardentes, mais surtout le Brussels Summer. Cet été, pour manquer Ghinzu, MLCD, Vismets, Piano Club, Pony Pony Run Run, il faut le vouloir.

Mais le cadre des Francos est spécial et, agrandi l’an dernier, l’espace du Village est plus agréable. Question confort, le camping a été transféré du terrain de foot au site dit de la Maison blanche, avec accès gratuit à la piscine olympique toute proche. Pour rester frais toutes les Francos. Et pour être éthique, les gobelets cautionnés seront de mise sur la Grand-Place, répète générale avant d’instaurer le système au Village l’an prochain.

Un dernier conseil pour la route ? Ceux qui, venant par la E40, n’utilisent pas de bonnes vieilles cartes mais un GPS, se font toujours piéger, car cet ahuri indique de prendre la E25, sortie Sprimont. Nenni valet ! Si l’on veut éviter les embouts kilométriques, il faut continuer sur la E40 puis la E42 vers Malmedy et sortir à Francorchamps ou Spa. Après quoi, parkings et navettes sont à disposition. C’est pas beau, ça ?

Francofolies de Spa, du 21 au 25 juillet. www.francofolies.be

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