Musique / Festivals

Avec Marie-Nicole Lemieux dans le rôle titre. Seconde version avec autre finale, samedi.

C’est le meilleur Rossini qui jaillit de cet opéra composé à l’âge de 21 ans, où chaque air, chaque ensemble, chaque enchaînement harmonique porte le sceau du génie. Inspiré du « Tancrède » de Voltaire et qualifié de « seria », il met en scène des personnages liés aux croisades et au siège de Syracuse, mais pouvant appartenir à n’importe quel lieu ou époque de l’histoire : une jeune-fille vertueuse promise par son père à un prétendant ambitieux et jaloux, est accusée par celui-ci d’un crime qu’elle n’a pas commis et dont elle se garde de se défendre pour protéger son amant (proscrit) qui la croit coupable mais qui, chevaleresque, convoque son rival en duel et l’occit derechef avant de sauver la ville des Sarrasins. Retrouvailles heureuse de tous les bons, c’est le « lieto finale ». Une autre version, composée par Rossini un mois plus tard, comporte une fin tragique, plus belle encore, qui sera donnée ce samedi par les mêmes qui triomphèrent, dans la première version, mercredi soir au Bozar (production Monnaie).

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