Musique / Festivals

Bénabar sort son huitième album ce vendredi. Un disque de variété française "à l'ancienne" que le chanteur a voulu enthousiaste et rêveur. De quoi donner du grain à moudre à ses détracteurs parisiens. Entretien.


Il y a des artistes que l’on adore détester, et à ce petit jeu Bénabar est sans doute le musicien le plus sollicité de l’Hexagone. Champion de la variété française pour les uns, amuseur niais pour les autres, Bruno Nicolini n’a cessé de faire l’objet d’attaques et de critiques plus ou moins violentes de la part de ceux qu’il a baptisé "les petits marquis poudrés parisiens". Une frange du public, de l’intelligentsia et de la presse qui voit en ce défenseur autoproclamé de la musique populaire, un personnage fantasque et horripilant.

Comment êtes-vous devenu l’adversaire désigné d’une partie de la presse et de certains de vos/nos confrères ?

Je ne sais pas pourquoi ma carrière a assez rapidement pris ce tour-là. Peut-être parce que j’ai toujours défendu cette chanson dite "populaire", la variété, le culte du public… (...)