Musique / Festivals

C'est à l’étage du showroom des célèbres guitares Gibson, à Paris, que Benjamin Biolay accorde des interviews à l’occasion de la sortie, ce vendredi 22 avril, de son 7e album “Palermo Hollywood”, du nom d’un quartier de la capitale argentine, Buenos Aires. Qui dit Argentine dit tango et son inséparable bandonéon, foot, soleil, jolies filles… Il y a de cela, mais pas seulement, loin de là, dans le nouvel ouvrage de BB, car jamais on n’y sent le cliché.

Cela fait une dizaine d’années que le chanteur français de 43 ans se rend régulièrement à Buenos Aires. “Un quart de ma vie. J’y vais souvent, j’y pense souvent. Je lis Clarín et La Nación tous les matins”, raconte-t-il. Parfait bilingue, alors ? “Je lis et je comprends, je n’ose pas trop parler”, avoue celui qui se sent davantage décomplexé avec l’anglais.

Musiques des langues

“Palermo Hollywood” est un album bilingue (voire trilingue avec un peu d’italien), où le français côtoie l’espagnol, interprété par de jolies voix féminines, enjouées – l’actrice Sofia Wilhelmi ou la star de reggaetón Alika. “J’adore l’espagnol argentin, qui n’a rien à voir avec le castillan. Pour le vocabulaire c’est quasiment identique, après il y a les petites spécialités, comme les diminutifs. En Amérique du Sud, ils ne disent pas pregunta mais preguntita . Et puis la musique de la langue est italienne. On a du mal à croire que c’est de l’espagnol”, détaille-t-il, enthousiaste.