Musique / Festivals

Cet été, Bernard Foccroulle signera sa douzième et dernière saison à la tête du Festival d’Aix-en-Provence. Avant cela, il aura dirigé la Monnaie durant quinze ans, poursuivant et amplifiant le mouvement lancé par Gerard Mortier au début des années 80. Tout cela sans abandonner son identité d’interprète - il aura notamment bouclé son intégrale Bach et gravé les intégrales de Buxtehude et, tout récemment, de Matthias Weckmann - ni de compositeur, signant des œuvres de plus en plus larges, libres et personnelles. Ce qui représente quand même un tour de force. Sans présumer de ce que sera l’avenir de cette personnalité protéiforme, le moment était venu de dresser avec lui une forme de bilan.

Depuis vos débuts dans le monde culturel - avant la Monnaie, vous étiez actif aux Jeunesses musicales et dans la diffusion de la musique contemporaine - vous vous êtes toujours profilé comme un homme engagé pour plus d’ouverture, de conscience, de créativité, d’égalité des chances. On peut donc penser que l’opéra a représenté pour vous le vecteur le plus puissant pour concrétiser cet engagement.