Musique / Festivals

L’univers cinématographique des grands réalisateurs est souvent indissociable de l’apport musical de leurs compositeurs fétiches. Comment distinguer Sergio Leone d’Ennio Morricone, Steven Spielberg de John Williams, Tim Burton de Danny Elfman, ou les frères Coen de Carter Burwell ? DeBlood Simple en 1984 à Buster Scruggs qui sort ce vendredi, le compositeur new-yorkais n’a manqué aucune création du duo, chez qui la musique a toujours tenu un rôle de premier plan.

Lorsque nous le rencontrons à Gand lors de sa mise à l’honneur par les World Soundtrack Awards, Burwell lui-même ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à l’un de leurs personnages. Affublé d’un vieux T-shirt rayé, d’une mèche curieuse et de deux canines acérées, il pose tranquillement ses yeux malicieux sur notre dictaphone avant de nous lancer un sourire carnassier. Rencontre au sommet avec un homme atypique, dont les compositions de harpe, hautbois et violon traditionnel sont immédiatement reconnaissables.