Musique / Festivals Lundi, commencent les premières finales consacrées au violoncelle. Rituel inchangé, mais répertoire et références à redécouvrir.

Ça y est ! Les douze finalistes de la session 2017 du Concours Reine Elisabeth ont désormais tous pris leurs quartiers à la Chapelle musicale Reine Elisabeth. Là, à la limite de Waterloo, ils sont occupés, chacun dans leur chambre/studio, à déchiffrer et travailler l’œuvre imposée pour les finales, dont le titre et le compositeur ne seront révélés que lundi prochain. Travail essentiellement solitaire - sans assistance du professeur, mais aussi sans moyens de communication avec l’extérieur, smartphones et ordinateurs sont proscrits - mais travail néannmoins collectif à certains moments : même rivaux, les finalistes ont pris depuis plusieurs années l’habitude de s’entraider dans cette tâche. Ils s’échangent explications, questions ou doigtés.

Pas de sortie autorisée, sinon dans le magnifique parc niché au cœur de la forêt de Soignes. Et, rituellement, pour aller répéter le fameux imposé, mais aussi le concerto au choix, avec l’orchestre des finales. Nouveauté là aussi, puisque le Brussels Philharmonic - ex-orchestre de la VRT - fera ses débuts en finale, placé lui aussi (comme l’Orchestre royal de chambre de Wallonie en demi-finales) sous la conduite de son directeur musical, le Français Stéphane Denève.