Couleur Café Plus convivial, le festival voudrait accueillir 20 000 visiteurs par jour.

Après 23 ans dans la pierraille du site industriel de Tour & Taxis à Bruxelles, le festival de musiques urbaines et du monde fait peau neuve. Cette 28e édition profite du déménagement au pied de l’Atomium pour revenir à ses racines.

L’Atomium comme portique d’entrée

Cette année, la tête d’affiche n’est autre que le nouveau site du festival : l’Atomium. Le parc laekenois d’Osseghem, classé depuis 1975, accueillera du 30 juin au 2 juillet les sonorités colorées de Couleur Café. Un pari, puisque si le site est détérioré, le festival ne pourra y revenir. Avec ses 60 000 m², cet oasis de verdure hébergera trois scènes, mais également un camping pour 3500 festivaliers. Patrick Wallens, l’organisateur du festival, confie que "le déménagement a été pour nous l’occasion de réfléchir à l’identité de Couleur Café. Ces dernières années, nous avions un peu perdu notre âme".

Retour aux "black roots"

En effet, après avoir viré dans le mainstream - on se souvient par exemple du passage de Macklemore en 2013 -, Couleur Café revient à ses racines métissées, avec des artistes reggae, hip-hop, world, funk, soul et electro. En tête d’affiche des trois jours : -M- (Mathieu Chedid) avec son projet malien Lamomali, les pionniers du hip-hop The Roots et le reaggaeman Damian Marley. Mais aussi Romeo Elvis & Le Motel, Coely, Scylla, Demi Portion, Alpha Blondy... et une ribambelle de noms moins connus à découvrir assis dans l’herbe.

Rencontres et partage

A travers une multitude d’espaces zens ou complètement déjantés (comme "La plus petite boîte du monde", cette roulotte qui invitera une dizaine de personnes à danser au fond du parc), les organisateurs veulent mettre en pratique les nouveaux mots clés de cette édition 2018 : rencontres et partage. Un combo d’activités diverses qui les amène à rappeler, en souriant, que Couleur Café c’est "aussi" de la musique.

www.couleurcafe.be