Couleur Café

Nous étions là pour l'ouverture de la 28ème édition du Festival Couleur Café, dans un nouvel écrin de verdure. Retour sur ce qu'on a vraiment aimé et ce qui nous a franchement lassé.


+ Un nouveau lieu prometteur

Suite au flop financier de l'édition 2016 et à l'embouteillage de Tour & Taxis, Couleur Café migre dans le parc d'Osseghem. C'est l'occasion de se réinventer, mais pas trop. Comme l'explique Irène Rossi, la responsable presse, il y a aussi la volonté de retrouver une identité forte, en "resserrant le concept autour de quelque chose de plus cohérent et de plus marqué", notamment une programmation clairement orientée vers les musiques du monde. Plus de hip-hop, de world, de reggae, moins de rock.

Sous la haute surveillance des grosses boules de l'Atomium, on retrouve aussi la "Rue du Bien-Manger", un espace dédié aux plaisirs de bouche, une entité qui avait disparu de la carte du festival, mais retrouve ici ses droits: barbecue argentin, cantine congolaise, cuisine asiatique... Le choix est large!

Et la musique, on en parle? Direction les trois scènes principales.

© Belga

- En retard? Qui ça?

A vrai dire, les premiers concerts, c'est un peu le cafouillage. On s'attend à voir Ronnie Flex, on tombe sur Pura Vida, le plus grand groupe de reggae belge (en raison du retard d'un troisième groupe, mais ce serait trop long à expliquer ici). Seulement, voilà, un peu de reggae, c'est logique pour commencer Coul' Caf. N’empêche qu'on a dû attendre 19 heures, et J. Bernardt pour un premier bon décrassage des tympans.


+ Longue vie au rock flamand

Derrière J. Bernardt se cache Jinte B. Deprez, l'un des membres du groupe Balthazar qui s’est accordé une année sabbatique. Ici, le chanteur flamand délaisse le rock indé traditionnel pour flirter avec des sons hip-hop et électro. Il associe sa voix sombre aux synthés d’Adriaan Van De Velde et à la batterie de Klaas De Somer. Une formation réduite au strict minimum, mais diablement efficace. Mention particulière aux chansons "Calm Down" et "Wicked Street".


+ Une soirée prometteuse

Après une courte après midi, une longue soirée prometteuse. Sur la grande scène, -M- emmène le public entre Paris, Bamako et le monde, à la rencontre de Toumani et Sidiki Diabaté, Fatoumata Diawara et Oxmo Puccino. Le son est d'une qualité rare. Le spectacle, plein de générosité. Petits et grands apprécient.

Dans le théâtre de verdure, qui accueille la Green Stage, autre ambiance. Romeo Elvis revient à Couleur Café, à condition qu'on "foute encore plus le bordel" qu'en 2016. Et si ce soir, le petit prince du rap bruxellois met un peu plus de temps que d'habitude à tomber le t-shirt, le pari semble réussi. Surtout avec les morceaux "Drôle de question", "Bébé aime la drogue" et dame "Lenita" du dernier album "Morale 2".