Musique / Festivals

Sur papier, le tandem a tout du casting parfait. La quintessence de la coolitude. A votre gauche, Kurt Vile, 37 ans, rockeur chevelu de Philadelphie, ancien sorcier de War On Drugs et auteur de quelques perles ces dernières années, dont l'excellent "Smoke Ring For My Halo", en 2011. A votre droite, l'Australienne Courtney Barnett, 28 ans, puissante petite brunette, dont le premier album "Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit" marquait en 2015 l'arrivée en trombe. Deux rares étoiles de la nouvelle scène (indie) rock qui s'associe ici moins par opportunisme que par affinités. Et donc un excellent projet.


On y découvre plusieurs covers. "Untogether" d'abord, du groupe Belly emmenée par la blonde Tanya Donelly (aperçue aussi avec les Breeders), formation de Boston qui connaissait son heure de gloire au début des nineties et se reformait l'an dernier. "Fear Is Like a Forest" ensuite, de la chanteuse Jen Cloher, par ailleurs compagne de Barnett à la ville.


Puis on alterne entre des chansons anciennes ou plus récentes, issues de leurs répertoires respectifs.Courtney chante son "Peepin’ Tomboy", Kurt reprend son "Out of the Woodwork"… Tout cela aux bons soins des Sea Lice, super-groupe de zicos formé pour l'occasion où l'on croise Janet Weiss (Sleater-Kinney), Stella Mozgawa (Warpaint), Rob Laakso (Violators) et Katie Harkin (Sky Larkin, Sleater-Kinney). Excusez du peu. Mais point trop de décharges électriques néanmoins, à l'image de la douce ballade "Over Everything" écrite à quatre mains.