Musique / Festivals

Jean-Marie Périer est le photographe des stars des sixties. Il travaillait notamment pour le magazine "Salut les Copains". Précision importante: l’entretien qui suit s’est déroulé avant le décès de l’artiste.

Votre amitié avec Johnny date des années 60, à l’époque où vous l’avez photographié pour la première fois. Comment expliquez-vous qu’elle ait si bien résisté au temps, en dépit du succès et… de la vie qui passe ?

L’amitié est un mot un peu galvaudé dans l’univers du spectacle. Ainsi que le disait Jean Gabin : "L’amitié, je ne sais pas ce que ça veut dire, moi je ne connais que l’estime". Le parcours de Johnny m’a toujours étonné. Il est arrivé au moment où la jeunesse mondiale qui n’avait pas connu la guerre voulait une autre vie que celle de leurs parents, on rêvait d’Amérique, les jeunes voulaient vivre en Cinémascope. Grâce à l’avènement du rock, Jojo était le représentant idéal de ce nouveau mouvement, à savoir la naissance de l’adolescence.

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