Musique / Festivals

Une femme !" s’exclame Dick Annegarn alors que l’on se présente pour l’interviewer. Oui. Certes. Mais encore. Est-ce si exceptionnel ? "Vous devez être la deuxième de la journée" - sur douze entretiens. Et le chanteur d’origine néerlandaise d’entamer la conversation de façon plutôt inattendue. "A une époque, chez Warner, au moment de la candidature, ils demandaient aux femmes si elles voulaient avoir des enfants." "On me l’a demandé aussi. C’était il y a 27 ans", lui rétorque-t-on."Ils n’ont pas le droit. C’est une insulte."

Chanteur des villes

Dick Annegarn, 64 ans et 18 albums à son tableau de chasse, est comme ça. D’un naturel confondant, curieux, vous demandant votre avis, trouvant un mot qui vous échappe, reformulant une question dont il pense que vous vous êtes éloignée. Il s’est levé tôt le mardi où on le rencontre : 3h30. Pour prendre l’avion à Toulouse et venir passer une journée promo à Bruxelles. Il vient parler de son dernier album, "Twist". La capitale européenne, ce fils de traducteur pour la Communauté européenne y a passé son enfance et son adolescence. Il l’a chantée aussi sur un titre ("Bruxelles, ma belle", 1973) que plusieurs ont (re)découvert sur les réseaux sociaux au lendemain des attentats du 22 mars.