Du rock graisseux sous le cagnard

V.R. Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

La météo a vu juste. Ce vendredi après-midi, la fournaise s’est emparée de la plaine du Kiwiet à Hasselt. Une véritable fournaise qui a presque obligé les festivaliers, déjà pas fort vêtus d’ordinaire, à ne plus garder que l’essentiel sur eux, l’inévitable short mi-long et, pour les dames, le dessus d’un bikini. Bienvenue à Pukkelpop-les-bains. Le festivalier sous le cagnard fait parfois peine à voir. Il se protège du soleil comme il peut, se massant en rang serré dans les rares coins ombrageux, se confectionne des chapeaux de fortune qui lui enlève toute allure rock’en’rollienne et s’abreuve plus que de raison croyant couper ainsi la soif.

Hasard de la programmation, les premières notes de la journée ont été plutôt rafraîchissantes. Maxïmo Park n’a pas inventé le rock’en’roll, c’est évident, mais il en joue pas mal, avec une certaine élégance et la fougue de leur chanteur. Le groupe anglais s’est même bien démené sur scène malgré le soleil qui le frappait de face. Même sensation de fraîcheur lors de la prestation de Two Door Cinema Club. Les Irlandais ont livré leur pop bien huilée sans faillir, alignant leurs hits récents ("What You Know", "Sleep Alone") à la vitesse du métronome. Dans quelques années, on verra probablement Two Door Cinema Club plus haut dans l’affiche du festival. Il faudra toutefois qu’ils montrent un peu plus d’empathie avec le public et d’envie d’être sur scène.

De l’envie, ce n’est par contre pas ce qui manque au groupe Eagles of Death Metal. Emmené par ce gros lourd de Jesse Hughes, voilà un groupe qui fait du bien au rock’en’roll, puisant dans ses entrailles sa force et un son divinement graisseux. Un fameux contraste avec Keane, qui a suivi sur la grande scène, et qui a proposé une belle brochette de tubes somme toute fort joliment taillés.

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