Musique / Festivals

A moins d'avoir vécu les six derniers mois dans un bunker ou d'être blacklisté par tous les opérateurs télé/internet du Royaume, impossible d'être passé à côté du phénomène Eddy De Pretto. A 24 ans, l'artiste parisien est partout, tout le temps, mais surtout au seuil d'une jolie carrière. Mélangeant esthétique et productions rap avec son amour de jeunesse pour la grande chanson française, il sortait début mars son premier album très attendu, "Cure". Un disque frontal en forme de catharsis, comme une soupape qui flaire l'auto-psychanalyse, où la reconnaissance nouvelle se substitue mot après mot au manque de confiance d'antan. Une sorte de Billy Elliot des banlieues hexagonales, armé d'un micro, d'un crayon et d'un iPhone qui bouscule les codes pour nous parler de sexe, d'addictions, d'amour, de nuits d'ivresse, d'errements, de construction de soi et de sentiments. Un objet chantant non identifié qui fascine, à découvrir ce samedi soir aux Nuits Botanique.

Tu as l'air fâché, énervé, ou du moins un peu tendu… Il y a du (res)sentiment, de l'amertume, de la colère dans ta musique et tes mots. Au fond, c'est quoi ton problème ? Je n'ai pas de problème (rires). J'ai l'air fâché ? Non, je n'en veux à personne en fait. La plupart du temps, ma musique est...