Musique / Festivals Plutôt discret ces dernières années, Eminem a fait un retour remarqué sur le devant de la scène, ce mardi.

Dans un clip publié sur Youtube et réalisé dans le cadre des Bet Hip Hop Awards - cérémonie de récompenses pour les artistes et réalisateurs de clips de Hip hop - il lâche un Freestyle tendu de plus de quatre minutes.

Une charge violente et directe, dénuée d'instrumental, dans laquelle il retrouve le style vindicatif de ses débuts pour s'en prendre exclusivement à Donald Trump, dont il souligne l'inaction à Puerto Rico, le rôle dans le conflit avec la Corée du Nord et surtout le manque total de soutien aux joueurs de football américain (NFL) qui refusent depuis plusieurs mois de chanter l'hymne national avant les matches pour dénoncer le racisme latent qui ravage le pays.

« C'est comme si on fait un pas en avant puis en arrière, mais c'est une forme de distraction, et ça provoque une énorme réaction. Quand il attaque la NFL, pour que nous ne voyions que ça, au lieu de parler de Porto Rico et de sa réforme du port d'armes au Nevada» lance-t-il avant de ponctuer, majeur en l'air, avec « le reste de l'Amérique est debout. Nous aimons notre armée et nous aimons notre pays, mais putain, nous détestons Trump »



Après sa percée prévisible sur les réseaux sociaux, le rappeur de Detroit a obtenu le soutien de plusieurs dizaines de personnalités dont le footballeur Colin Kaepernick (à l'origine du mouvement de contestation au sein de la NFL), le basketteur Lebron James ou encore l'animatrice de télévision Ellen DeGeneres.

Fin 2016, il s'en était déjà pris à Trump et ses électeurs dans une longue charge de huit minutes. La presse en avait alors profité pour rappeler qu'en 2004 Donald Trump s'était personnellement déplacé pour assurer la promotion du nouvel album du "Slim Shady" qui semblait moins critique à l'époque.



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