Musique / Festivals

Spotify, Deezer, Apple Music, vous utilisez sans doute l’une de ces plateformes payantes de streaming musical qui donnent accès instantanément à des millions de titres. Face à elles, les supports physiques (CD, DVD musical, vinyle) n’ont plus la côte. C’est ce que nous apprend le rapport de la Belgian Entertainment Association (BEA), qui représente les intérêts de l’industrie musicale. En 2017, pour la première fois, avec 40,7 % de part de marché, le streaming et le téléchargement payants légaux ont dépassé les ventes de CD. Ces dernières sont d’ailleurs en net recul. Seul support physique qui ne soit pas en perte de vitesse : le vinyle. Si ses ventes restent encore bien inférieures à celles du CD, elles connaissent une importante progression, et ont même doublé en seulement deux ans.

Le streaming peut-il tuer le CD ?

Malgré tout, le streaming musical et le téléchargement légal représentent à eux deux plus de la moitié du marché de la musique, ce qui est également une première. Le streaming tend cependant à dominer le marché de la musique en ligne, le téléchargement légal étant légèrement à la baisse. Selon Pieter Swaelens, porte-parole de la BEA, “ le pic du streaming musical payant n’a certainement pas encore été atteint en Belgique ”. Il ajoute que cette montée en puissance du streaming ne nuit pas aux supports physiques (CD, DVD, vinyles), qui tendraient à devenir des “ objets de collection ”.

Pourtant, la part de marché des supports physiques chute lourdement depuis plusieurs années, de 63 % en 2015 à 46,7 % l’année dernière. Quant au ministre de l’Agenda numérique et des Télécoms Alexander de Croo, il en est convaincu, “ l’importance de la musique en streaming ne fera qu’augmenter tant pour les artistes que pour l’industrie de la musiqu e”. Une industrie en léger repli, les ventes totales de CD s’étant élevées à 73,2 millions d’euros en 2017, soit une légère baisse de 2 % environ.

Des artistes belges populaires en Belgique

Le top 10 des albums vendus en Belgique francophone représente bien le fonctionnement de l’industrie musicale : le gâteau se partage entre trois majors (Universal, Warner et Sony).

Si on croise plusieurs artistes internationaux comme Ed Sheeran, dont vous avez tous chanté l’obsédant “Shape of you”, ce sont les artistes francophones qui dominent ce top. On retrouve même deux artistes belges : Loïc Nottet et son “Selfocracy”, qui prend la première place, ainsi que Damso (10 e ) avec son album “Ipséité”, contre le succès duquel les polémiques ne peuvent visiblement rien. Malgré tout, les artistes belges ne représentent que 7 % des ventes d’albums en Belgique francophone.

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