Musique / Festivals

Des dates en Belgique, en France, en Suisse, en Allemagne ou au Canada… Des mixtapes téléchargées ou streamées des dizaines de milliers de fois… Une dizaine de clips très léchés, au propre comme au figuré, qui cumulent facilement un ou deux millions de vues… Pas de doute, Hamza et son rap moderne et autotuné hérité d’Oncle Sam sont apparemment là pour durer. Aujourd’hui, toutes les majors lui courent derrière. Si ses textes très crus - entre violence, misogynie et sexualité débridée - lui attirent bien des foudres, le jeune Bruxellois trace néanmoins sa route et apparaît très pro. Il sera à Dour cet été. Rencontre.

Qui es-tu et quel fut ton parcours ?

Hamza, 21 ans. Bruxellois de Bockstael, le quartier de Laeken où j’ai grandi. J’ai sorti trois projets. Au début, avec des amis du quartier (Triton et Mk), on a fondé Kilogramme Gang et sorti une mixtape, "Gotham City" (2012). Puis, une seconde l’année suivante, "Recto/Verso", cette fois en solo. Si je me cherchais encore musicalement, l’idée était surtout de montrer que j’étais toujours là, que je travaillais… Entre-temps, j’ai rencontré mon manager Dakose, qui avait ce studio. Le feeling est vite passé et je bosse ici depuis. "H-24" (dernière mixtape en date, celle qui révéla Hamza, NdlR) a été entièrement réalisé dans ce studio l’an dernier.