Il y a 20 ans, s'éteignait l'étoile Michel Berger

Belga Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

Il y a 20 ans, Michel Berger succombait à une crise cardiaque. Ce décès soudain, à l'âge de 44 ans, brisait en plein vol la carrière d'un artiste boulimique de travail qui avait fait de la musique sa vie et de ses compagnes ses muses.

2 août 1992. Comme d'habitude, Michel Berger passe ses vacances en famille dans sa résidence d'été à Ramatuelle (Var). Ce jour-là, il vient de disputer une partie de tennis dont il est revenu inhabituellement fatigué. Le chanteur est en proie à une crise cardiaque, qui l'emporte à 21h30.

Né dans la haute bourgeoisie, Michel Hamburger (son vrai nom) est le fils du brillant médecin Jean Hamburger, créateur de la réanimation artificielle et de la néphrologie.

Le départ de son père du foyer familial, alors qu'il n'a que sept ans, marque profondément cet artiste à la sensibilité exacerbée, initié très tôt à la musique par sa mère, la pianiste-concertiste Annette Haas.

A 16 ans, il se lance dans la carrière, sans percer. Devenu directeur artistique, c'est d'abord à travers les autres et surtout les femmes de sa vie, qu'il va connaître le succès.

Au début des années 70, il rencontre Véronique Sanson, coup de foudre musical et amoureux. Il réalise son premier album, "Amoureuse" (1972). Au même moment, il apporte à Françoise Hardy une chanson qui relance sa carrière, "Message personnel".

Quitté par Véronique Sanson alors qu'il était sur le point de l'épouser, il est ensuite contacté par celle qui deviendra sa femme: France Gall. Avec "Evidemment", "Babacar", "Ella", "Il jouait du piano debout", autant de titres écrits par celui qui devient son mari en 1976, elle devient la star féminine des années 80.

Quelques années plus tard, il relance également la carrière de Johnny Hallyday, avec notamment "Quelque chose en nous de Tennessee".

Auteur, compositeur, réalisateur, producteur, scénographe, défenseur des droits des artistes, Michel Berger a plus de mal à s'imposer comme interprète.

Il lui faut attendre l'aube des années 80 et son sixième album solo, "Beauséjour", où figurent "La groupie du pianiste" et "Quelques mots d'amour", pour que s'amorce une reconnaissance personnelle, sans jamais toutefois s'imposer réellement.

Son oeuvre la plus marquante est d'ailleurs un travail de l'ombre: "Starmania", pionnier des spectacles musicaux en France. L'opéra-rock écrit en 1978 avec Luc Plamondon est depuis entré dans le répertoire français mais aussi international.

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