Musique / Festivals

On commence par Zythum, peut-être le plus poppy des "JauneOrangés". On voit bien où le quatuor veut en venir, gardant des groupes comme Pavement en point de mire. Tout en ne reniant pas certaines affinités funky ("Poowop"). Le chanteur, Redboy, également guitariste de Miam Monster Miam, s'offre par ailleurs une escapade solo, sous le nom de My little cheap dictaphone. Un projet plus lo-fi, et peut-être plus attachant également avec l'entêtant "I know I'm crazy but I know I'm good for you". Titre que l'on peut retrouver sur son premier essai longue durée "Listening is sexy". Coup de coeur.

Dans un registre plus "post-rock" où les guitares servent avant tout à installer de longues atmosphères, le "fuschia" de Discochoc est une vraie réussite, tandis que Tom Sweetlove s'aventure dans des développements plus directement mélancoliques (le convaincant "a stranger"). Un terrain que squatte également HLM, soit Maxime Le Hung, déjà présent dans le groupe précédent. Ici l'humeur se fait toutefois plus intime et acoustique (mais, pour le touchant "Tous les jours se ressemblent", reste instrumental).

Paintbox, projet electro de Fabian Leenders, guitariste de Conceal the silence également présent sur la compil', prouve que le collectif n'a pas le nez que dans les guitares. Avec une "Capsule" sacrement bien foutue, Paintbox offre des paysages électroniques entre Autechre et Aphex Twin des plus enthousiasmants. Mr Poulpy a plutôt la tête dans les vapeurs trip hop, voix ombrageuses à l'appui, le temps d'un "Void life" malin et d'un "Eaten" qui dérape toutefois sur la fin.

Enfin, si on n'accroche pas trop au "Turns" de Sexcrispies, projet solo de Sébastien Beukens aux contours assez flous, son "Hybrids" enlève lui par contre le morceau. Audacieux, entre gâterie électro et mélodie guitare, "Hybrids" fait office de pont idéal entre les deux marottes du collectif. Réjouissant.