Musique / Festivals

En matière de fanatisme musical, il y eut des hommes et des artistes qui, plus que leurs semblables, déchaînèrent les passions. Les rockeurs américains grimés de Kiss ou le légendaire Claude François par exemple en sont. Et demeurent, même après leur mort, sources de dépenses sans compter et d'admiration (sans borne). Jean-Philippe Smet alias Johnny Hallyday est et fut de ceux-là. Un chanteur qui nourrit bien des amours, et généra des collections qui provoquèrent autant d'authentiques bonheurs que de sourires narquois. Mais le cœur d'un vrai fan a ses raisons que la raison ne connaît pas. Et que la moquerie n'atteint pas.

© D.R.
Car ceux qui rient se raviseront peut-être un brin en apprenant que Johnny a sa propre boutique à Paris, à Los Angeles, à New-York… On y vend notamment la griffe Smet, la marque d'Hallyday créée par son ami styliste Christian Audigier. Trois étages entièrement dédiés à la star française sur Broadway, aucune autre étoile hexagonale ne l'avait fait. La première fois qu'il a joué dans la Grosse Pomme, c'était en 1962 sous les yeux de Jackie Kennedy, lors d’un concert de charité à bord du paquebot Le France amarré dans le port new-yorkais.

Outre les beaux livres et les bios, les disques en vinyle, la trentaine de CDs et de DVDs live, ou ses cinquante albums studio, on trouve un nombre incalculable d'objets et d'accessoires à l'effigie de Johnny. Dont quelques curiosités.

© D.R.
Des vêtements d'abord. Une véritable galaxie de t-shirts et de singlets imprimés, de bon ou mauvais goût, entre gros plan du visage de l'idole des jeunes, cliché surexposé de sa fidèle Harley, tête de mort, de loup, d'aigle, de husky ou guitare enflammée. Des pulls de camionneur, des polos de rugby, des chemises de bowling, une veste d'aviateur et même un long imperméable 100% vachette pour allumeeer le feu dans la matrice. Sans trop devoir chercher, nous avons aussi croisé un gilet en sky clouté, une doudoune rembourrée, un perfecto en mouton retourné, des écharpes, des casquettes, des bandanas, des mitaines, des ceintures, des chaussettes, un slip, des caleçons, un Stetson ou encore un bonnet en cuir du plus bel effet.

Enfin, côté accessoires aussi, l'énumération a du chien… Un étui à guitare, un abat-jour, un joli rasoir. Des bagages, des coussins, de la literie, des drapeaux, un vase, un set de couteau. Des lunettes de vue ou de soleil. Des stylos, des montres, des portes-clés. Des posters, des cartes postales, des calendriers. Des mugs, des figurines, des peluches, des portes-monnaie. Une chevalière, des pendentifs, des bracelets tibétains et des colliers. Des décapsuleurs, des cendriers, des briquets, une cigarette électronique (!) et même un crucifix argenté où Jésus laisse sa potence au taulier...

© D.R.
S'il avait la réputation d'un flambeur, et ne touchait probablement pas la moitié des deniers générés par la vente de tous "ses" objets, Johnny Hallyday demeurait l'un des artistes les plus banquables chez nos voisins français l'an dernier avec, entre ses droits d'auteurs et ses vocalises pour chanter les louanges d'un célèbre lunetier, plus de 90 millions d'euros engrangés.