Musique / Festivals

Julien Clerc fêtera un demi-siècle de carrière l’an prochain avec une tournée dédiée à l’événement. En attendant, il s’offre un nouvel album, "le 23e en studio" nous dit-il, sans trop se souvenir du compte. "A nos amours" a été réalisé en collaboration avec Calogero et c’est un disque qui a le don de mettre de bonne humeur celui qui l’écoute. "Tant mieux parce qu’il est fait pour, confie le chanteur. J’ai été heureux que la personne que j’avais choisie dans mon cœur pour faire ce disque ait accepté de le faire. Je me disais que ce serait trop bien si c’était Calogero qui pouvait le produire. J’ai eu de la chance parce qu’il a été intéressé par les deux chansons que nous étions en train d’écrire avec sa compagne. Mais il n’était pas évident qu’il accepterait de produire tout l’album. Je lui ai fait une audition personnelle et ça lui a plu."

Quel a été l’apport de Calogero sur cet album ?

Il a certainement donné un élan de positivité. Calogero connaît bien mon travail, je faisais partie des artistes qu’il écoutait quand il était jeune adulte, m’a-t-il dit. Il a une idée de ce qu’est mon ADN et il a fait ce qu’il sait faire : conjuguer la modernité et la chanson éternelle. Moi qui ai toujours eu besoin du miroir et de la collaboration avec quelqu’un, j’étais aux anges.

Avec 50 ans de carrière derrière vous, vous n’aviez pas envie d’être seul aux commandes ?

Non parce que je n’en suis pas capable. J’ai produit un seul album - "Utile", que j’aime beaucoup - mais j’en ai gardé un souvenir mitigé. Mon Dieu que ça a été difficile. Je ne sais pas prendre des décisions purement techniques.

Vingt-trois albums originaux en un demi-siècle, ça signifie un tous les deux ans. En fait, vous n’avez jamais fait de pause ?

J’ai été habitué, pendant 6 à 9 mois, à écrire des chansons. Ensuite, les enregistrer, puis à les promouvoir et enfin les chanter sur scène. L’ensemble représente un cycle de deux ans. Quand c’est fini, hop, je recommence à composer. J’ai choisi cette vie depuis l’âge de 20 ans du fait de mon histoire familiale. Je viens d’un milieu qui n’a rien à voir avec la chanson et j’étais l’aîné des enfants. J’avais une sorte de devoir de réussite. J’ai eu un père qui a beaucoup compté pour moi et qui a fait des études brillantes. Mes parents plaçaient beaucoup d’espoir en moi, j’avais un devoir de réussite. J’ai eu de la chance, parce que cette vie que je me suis choisie me correspondait bien. Ecrire des chansons, bien les chanter pour les gens, c’est mon rôle dans la vie.

(...)