L’été commence à Werchter

V.R. Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

Avec le début, hier jeudi, du festival de Werchter, c’est la saison des festivals qui s’ouvre en Belgique. Coïncidence : cette année, c’est aussi le début de l’été. Une météo caniculaire s’est abattue sur la plaine de Werchter, chassant de longues semaines de grisaille et de pluie tenace. Une chance pour le festivalier qui a donc pu, cette année encore, sortir son habituel accoutrement : des tongs ou des baskets Converse aux pieds et, pour seul vêtement, un short usé jusqu’à la corde, doté de profondes poches latérales permettant de transporter les maigres effets utiles dans ce genre d’événements.

Tous n’ont cependant pas cédé à cette mode vestimentaire très particulière. Les plus fidèles fans du groupe The Cure n’ont manifestement pas osé se séparer de leur tenue uniformément noire, ce qui les a obligés à entamer un combat inégal contre la chaleur écrasante de l’après-midi.

La nouveauté de Werchter 2012, c’est la présence d’une troisième scène sur le site. De quoi rendre la programmation un peu plus compacte - il y a pratiquement toujours deux concerts en même temps -­ et plus diversifiée. Et de fait. Il n’a pas fallu deux heures de musique pour se rendre compte de l’étendue de l’offre cette année à Werchter. C’est le groupe canadien Metric qui avait l’honneur d’ouvrir les hostilités sous le nouveau chapiteau. De la pop relativement bien enlevée, entre Texas et Florence and the Machine, une musique rafraîchissante plutôt bienvenue. Le groupe américain n’aura toutefois pas démérité. Il aura en tout cas réveillé un public jusque-là amorti par la canicule.

Le premier grand moment de la journée, on le doit aux Anglais de Bombay Bicycle Club. Peu connus du grand public, mais précédés d’une belle réputation, ils sont entrés dans la cour des grands avec leur musique plein de hargne et d’élégance. Malgré la moiteur régnant à ce moment-là sous le chapiteau, le public s’est rapidement laissé emporter par le quatuor londonien et effectué ses premiers pas de danse.

Il a en revanche moins été question de danse avec Amon Tobin. Ce nouveau maître de la techno a livré un set propre, mais trop expérimental pour s’imposer en plein jour dans le gigantisme du festival de Werchter. Mais cette pause musicale fut la bienvenue. Le public a pu reprendre des forces avant la montée des gros bras de l’affiche, Cypress Hill, Garbage, Elbow, Cure et Justice.

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