Musique / Festivals Sous le titre de "Foxie", Christophe Coppens décrypte l’opéra-fable de Janacek.

On peut être une star du fashion design et un fou d’opéra. Révélé en 2016 aux mélomanes bruxellois dans l’opéra de Pascal Dusapin "To be sung", dont il signait les costumes, Christophe Coppens nous revient cette fois comme metteur en scène à part entière, toujours à l’invitation de La Monnaie. Tombé sous le charme de "La Petite Renarde rusée" de Janacek, il nous explique sa vision de "Foxie", ainsi qu’il a rebaptisé le petit animal. Rencontre.

Après une première expérience comme créateur de costumes, vous voilà metteur en scène d’un opéra mythique, merveilleux mais réputé difficile. Ça ne semble pas vous avoir fait peur…

Durant toute ma "jeune vie", disons entre 15 et 21 ans, j’ai eu l’assurance que mon destin serait lié à la scène. Je visais le métier de comédien, j’ai notamment suivi des cours auprès de Senne Roefaer, et j’ai régulièrement monté des pièces de théâtre avec un groupe d’amis. Lors d’une de ces productions dont j’avais, en plus, réalisé les costumes et les décors, j’ai été repéré par Bea Ercolini (alors journaliste chez "Marie-Claire"), et je me suis retrouvé sans transition à la Fashion Week de Paris !