Musique / Festivals Depuis leur création il y a 25 ans, les Nuits Botanique ouvrent invariablement la saison des festivals avec une mission artistique claire et des moyens limités. Un exercice délicat alors que la scène prend une place de plus en plus importante dans l’économie de la musique, et que la concurrence se renforce. Rencontre avec Paul-Henri Wauters, directeur général-adjoint et programmateur du Botanique.

Les "Nuits" sont parfois difficiles à situer dans le monde des festivals…

Nous sommes pourtant un festival à part entière dans la mesure où nous proposons un maximum de performances artistiques sur une période de temps relativement limitée. Je constate d’ailleurs que nous sommes pertinents puisque les demandes des artistes pour venir y jouer ne cessent d’augmenter. Je n’ai donc aucun problème de programmation… Jusqu’à un certain niveau de notoriété. Très peu d’artistes en développement ne viennent pas au Botanique. En revanche, pour les artistes confirmés, nous avons peu de chances face aux gros festivals, qui peuvent leur proposer des cachets trois ou quatre fois supérieurs quelques semaines plus tard.

(...)