Le dimanche au soleil

M.-A. G. Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

La journée de dimanche était une journée de rêve pour les organisateurs. De celle qui permet de recharger les batteries avant de déjà se lancer dans la préparation de la prochaine et 20e édition des Francos de Spa.

Le soleil était de la partie. Car après la Côte et les parcs d’attraction, les responsables des Francos s’aligneraient bien sur ceux qui se plaignent des prévisions météo. Sachons raison garder. Le réchauffement climatique en Belgique ne signifie pas un été torride

La tête d’affiche de la place de l’Hôtel de ville, était en toute grande forme. Dimanche dès 23 h, Jean-Louis Aubert a rattrapé à lui tout seul les trois soirs précédents. Il a réussi le difficile pari de galvaniser tous les spectateurs, en ce compris les derniers rangs - généralement fort bavards et peu attentifs. Comparé à ce qui se fait maintenant, son rock’n’roll, certes généreux, sort la grosse artillerie (deux batteries, guitares bien lourdes). Public de parents plutôt que de "djeun’s".

Les jeunes, on en retrouvait de nouveau pas mal dimanche, à la tombée de la nuit, au jardin des Francos. Ils s’y déhanchaient en plein air au son des derniers remixes du moment.

Au Village francofou, l’affluence était de mise. Comme souvent, au Dôme, le public sait pourquoi il est là. Il y a rejoint la frêle et sensible Emily Loiseau, qui vient notamment proposer quelques morceaux de son magnifique troisième album "Mothers & Tygers" (à paraître début septembre, nous y reviendrons). En introduisant chacun de ses morceaux, la chanteuse anglo-française dévoile une personnalité riche et référencée ; le poète britannique William Blake hantant plusieurs de ses chansons.

A la même heure, au même moment, c’est la Ringer qui reçoit sur la scène principale du Village. Son set ? Des chansons issues de son premier album solo depuis le décès de Fred Chichin, "Ring’n’roll", et d’autres plus anciennes - comme souvent, ce sont ces dernières qui ont le plus de succès.

Cette année, seuls le pass francofou du 21 juillet, Scala et William Sheller étaient complets. Ce dernier qui s’est, lui aussi, en son temps, produit sur la place de l’Hôtel de ville, régalait ses fidèles d’une prestation piano solo au théâtre.

Les Francos ont donc connu une fin pétillante qui rachète des débuts balbutiants.

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