Musique / Festivals

C'est parti ! En vérité, cela fait même deux jours que la machine est lancée. Le Dour Festival, trentième du nom, déroulait ses chapiteaux mercredi soir et reprenait de plus belle ce jeudi sous un ciel azur. L'événément de ce cru, celui dont tout le monde parle, c'est le nouveau site installé aux pieds des éoliennes. Et, force est de constater que tout cela est fort bien organisé.

Certes, on peine encore à trouver nos marques et repères et, dès la nuit tombée, la chose devrait encore se compliquer un tantinet, mais dans 24h tout cela ne sera plus que formalité. Si l'on craignait avoir perdu l'esprit dourois dans ce vaste espace, nous étions rassurés dès les premières heures passées sur place. Aussi désorienté soit-il, le festivalier-maison semble toujours de fort bonne qualité, et nos rencontres aléatoires ne firent que le confirmer.

Rayon musique, nous avions déjà de quoi nous mettre quelques notes fort qualitatives sous l'oreille en cette première après-midi de notes comme toujours éclectiques. Et le Dour Festival de dévoiler son vrai visage d'entrée : la puissance lyricale et l'authenticité du rappeur bruxellois Isha d'un côté, de l'autre les rockeurs français déglingués du Villejuif Underground et leurs grand guignol électrique et psyché. Entre rock indie et rap du quartier, aucun doute : même si le visage de notre fête estivale préférée a changé, on sait où on a mis les pieds.

Les têtes d'affiche ne sont pas la raison de notre présence ici, mais elles comptent. Dans la nuée de noms de groupes et artistes encore à goûter, les noms du rappeur parisien Nekfeu, du dompteur de déhanchés Paul Kalkbrenner, du MC californien Tyler The Creator ou de nos frangins nationaux Soulwax sont ceux aux plus grandes capitales. Ce jeudi soir, ce sont les Chemical Brothers et le Duc du 92 Booba qui tiendront le haut du pavé. Encore un grand écart. Avant une nuit qui promet bien des joyeusetés. Car si tout a changé, il est des spécialités douroises qui restent d'actualité.