Musique / Festivals

Le pianiste tchèque Lukas Vondracek remporte le Premier Prix du Concours Reine Elizabeth 2016.

Henry Kramer remporte le second prix du concours et Alexander Beyer le troisième prix de cette édition du concours musical.


Après l’effervescence de la semaine dernière, le Concours Reine Elisabeth s’est fait plus discret depuis dimanche. Fini ? Nullement : chacun fourbit ses armes pour la grande semaine de finales. Dès lundi prochain, les lauréats arriveront deux par deux au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour tenter de remporter la mise.

Tout au long de cette semaine, ils prennent leurs quartiers dans leur cellule individuelle à la Chapelle Reine Elisabeth, entre Waterloo et la forêt de Soignes. Depuis dimanche, ils arrivent deux par deux chaque jour dans le beau domaine d’Argenteuil : Yoonji Kim et Atsushi Imada, sont entrés les premiers puisqu’ils sortiront pour présenter leur programme de finale le 23 et, dans deux jours, ils seront au complet.

Egalité absolue : chaque lauréat passe huit nuits sur place. Et dispose donc du même temps pour découvrir et maîtriser la partition qu’il reçoit à son arrivée à la Chapelle : la fameuse œuvre imposée, censée servir d’étalon de comparaison entre les douze. Une œuvre qui, désormais, n’est plus le produit d’un concours de composition, mais bien d’un choix de la direction du Concours. Cela change-t-il grand-chose ? Honnêtement, pas vraiment. C’est toujours une pièce de dix ou douze minutes pour piano (en l’occurrence) et orchestre, composée dans un langage contemporain et qui, dès lors, déplaira à la majorité des spectateurs. Quelques snobs ou hypocrites en vanteront sans doute les vertus réelles ou supposées - mais l’oublieront aussitôt la compétition terminée - et les autres, trouveront, au mieux, que c’est encore assez supportable ou qu’on a entendu pire.

Car tel est bien le paradoxe : on ne renoncerait pour rien au monde au rituel du Reine Elisabeth mais, ce que chacun attend - spectateurs, solistes voire même jurés - c’est le concerto au choix. Presque toujours les mêmes chaque année, mais toujours attendus. 2016 ne fera pas exception, avec plus de diversité qu’à l’accoutumée : huit concertos au menu. Du plus court (les 20 minutes à peine du Liszt 1 pour Kim) au plus long (les 50 du Brahms 2 pour Weng) en passant par le premier de Chopin (Jurinic), l’incontournable Tchaïkovski pour le Russe (Shishkin), le deuxième de Prokofiev, très côté cette année (Imada, Suh et Kramer) et les inévitables Rachmaninov : le 1 (Ferro), le 2 (Okada) et surtout le 3 (Beyer, Han et Vondracek). L’imposé est un prérequis obligatoire que tous finissent par satisfaire, mais c’est le "grand" concerto qui fera la différence.

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