Le Pukkel 2013 déjà à l'horizon

Nicolas Capart Publié le - Mis à jour le

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Musique / Festivals

Après deux journées durant lesquelles le mercure est monté crescendo, à la fois sur et en dehors des podiums, les températures allaient plafonner jusqu'à 36° pour le dernier round de notes en terres limbourgeoises. Une apothéose irradiée de soleil pour les quelques 66.000 festivaliers venus ce samedi fouler la plaine du Pukkelpop 2.0 (après un jeudi à 63.000 et 60.000 vendredi), comme se plaisent à l'appeler les organisateurs de l'événement. Un an jour pour jour... Le challenge était important pour eux. Se relever du drame de l'édition passée n'était pas une mince affaire mais force et de constater que Chokri Mahassine et ses hommes ont excellé en la matière. Plus de communication (multilingue désormais), plus de sourires, plus d'espace, plus de solidarité, ce cru 2012 fut chargé d'émotion et criblé de bonnes ondes.

La chaleur était insoutenable au pied de la Main Stage peu avant l'arrivé des Américains The Shins. Si bien que peu de corps restait encore vêtu et chacun se pliait sans résistance aux conseils défilant sur les grands écrans. "Déplacez-vous vers la gauche de la scène", "Enduisez-vous de crème solaire" ou encore "Buvez beaucoup d'eau"... Nos hôtes se veulent prévenants. Pour l'occasion, le bar fait une promotion: un ticket donne droit à deux petites bouteilles d'eau. À température exceptionnelle, tarif exceptionnel. Cela reste un peu cher le centilitre (1,25€ les 33 pour être précis), mais le geste demeure appréciable.

Il est à peine 18h et déjà règne sur le site une quiétude presque déstabilisante. Le quart d'heure ayant précédé la minute de silence organisée en hommage aux victimes de l'été dernier aura, lui aussi, été très calme finalement. Puis, à l'heure 10, dès l'annonce faite simultanément sur les huit estrades, les 60 secondes respectées scrupuleusement. Sans l'oublier, le festival tourne la plus difficile des pages de son histoire. Enfin... Le rock'n'roll pouvait donc reprendre ses droits.

Sur la grande estrade du festival, les guitares étaient de sortie ce samedi. Et ce sont celles, noires et blanches, des Suédois The Hives qui allaient dégoupiller ce début de soirée. Si l'on préfère toujours leurs quatre premières plaques explosives à leurs récents travaux, le mégalo rigolo Almqvist et les siens se révèlent toujours aussi efficaces en live. Pourtant, d'autres bêtes de scène nous attiraient à l'ombre de la Marquee. OFWGKTA pour Odd Future, ou Wolf Gang pour les potes. La clique des sales gamins rappeurs californiens, toujours menée de voix de maître par le grand Tyler the Creator, était de retour sous nos latitudes. Depuis Werchter, le collectif a fait du chemin et offre un set moins bordélique que d'accoutumée. De bon augure pour les prochaines sorties de la bande, dont les nouveaux travaux ici dévoilés nous auront mis bien de l'eau à la bouche.

De retour sur la grande plaine, on peine à trouver où poser nos deux pieds. L'on ne sait pas vraiment non plus si c'est la venue imminente des rednecks récemment popularisés Black Keys ou celle, suivante, des rockeurs XXL tatoués Foo Fighters qui a provoqué un tel raz-de-marée de monde au pied de la Main. Ce qui est sûr, c'est que les premiers ont offert un set réussi mais plan-plan et que les seconds ont permis de conclure cette 27ème dans les fracas. Nous, c'est plutôt sous le Castello qu'on a terminé en beauté. Sous les impulsions grooves de C2C d'abord, puis hypnotisé sous la coupe de Four Tet.

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