Musique / Festivals

Une nouvelle circulaire sur la sécurité des festivals entre en vigueur cette semaine.

Le screening par la police fédérale de quelque 400.000 participants au festival Tomorrowland l’été dernier avait suscité une vive polémique l’été dernier. Au total, 38 personnes s’étaient vues refuser l’accès au site sans explication et ce, sur base des données qu’elles avaient encodé à l’achat de leur billet. La Commission de protection de la vie privée avait d’ailleurs reçu plusieurs plaintes menant à une enquête du comité P au sujet de screening particulier, justifié alors par un niveau de menace de 3 sur 4.

Ce lundi, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a reconnu que cette mesure était “disproportionneé”. Raison pour laquelle, a-t-il annoncé, cette année, on ne procèdera plus à de tels screenings systématiques des festivaliser.

Le contrôle des membres du personne des festivals ainsi que des bénévoles qui participent à l’organisation de ces événements sera toujours possible” a ajouté le ministre, à l’occasion d’une conférence de presse commune avec la commissaire générale Catherine De Bolle et les deux représentants francophone et néerlandophone des festivals belges.

Une nouvelle réglementation prévoit également que l’organisation de chacun de ces événements sera sous la responsabilité des bourgmestres. Une analyse de risque devra être faite pour chaque festival. Une circulaire prévue à cet effet sera envoyée à toutes les autorités locales d’ici la fin de cette semaine.

Et si jusqu’ici rien n’autorisait les organisateurs des festivals à procéder à des fouilles via des agents de sécurité aux entrées des sites, désormais ces agents sont officiellement aptes à établir des contrôles de sacs, etc. “Bien entendu, si des armes viennent à être retrouvées par ces agents de gardiennage, la police reste la seule apte à intervenir”, poursuit Jan Jambon.