Leftorium, sept ans de soirées tous publics

Dauchot Valentin Publié le - Mis à jour le

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Musique / Festivals C’est l’histoire de trois trentenaires en quête de repaire. Début 2011, Geoffroy, Pierre et un troisième larron jouent, produisent et consomment une grande quantité de musique électronique. Mais lorsqu’ils se rendent en club, les trois mélomanes se retrouvent régulièrement au bar où ils sont encerclés par des gamins de quinze ans de moins.

Ainsi relégués dans la catégorie "trop âgés" avant même leur quarantième année, ils décident de lancer un nouveau type de soirée : Leftorium, pour élargir l’audience et les DJ proposés. " Toute l’idée était de retrouver la mixité sociale et musicale qui caractérisait le clubbing bruxellois des années 80/90" se remémore Geoffroy Dewandeler. " Quand j’étais jeune et que je sortais, j’étais entouré de vieux" rigole le producteur, DJ et musicien confirmé mieux connu dans le milieu sous le nom de MUGWUMP. " Le public était beaucoup moins homogène, on retrouvait des jeunes et des moins jeunes, des hétéros et des gays, des fans d’électro et des rockeurs" et tout ce petit monde se dandinait joyeusement sur une Dance Music plus hétéroclite.


Au Royaume-Uni, cette approche hédoniste et ouverte de la musique a même un nom - "Leftfield Music" - dont les amis se sont ouvertement inspirés pour créer leur déclinaison bruxelloise.

The Hacker samedi soir

Réduits à deux, Geoffroy "Mugwump" et Pierre "Prince Off" Pevée (directeur du hub créatif LaVallée à Molenbeek) commencent par organiser des soirées itinérantes, avant de prendre possession du Bazaar (Marolles) et de s’installer au Beursschouwburg (centre-ville) qu’ils occupent encore à l’heure de clôturer leur septième année d’activité. "Le Beurs est un centre culturel, un lieu de promotion de la culture qui colle parfaitement à notre conception de la musique, puisqu’on s’éloigne du côté "Club" où les gens arrivent en groupe à 2h du matin dans un état d’esprit particulier" précise Geoffroy.


Partis sur une base mensuelle, les deux compères programment désormais des "Leftorium" tous les deux à trois mois, jouent généralement un set chacun, et invitent une flopée d’artistes pointus (Andrew Weatherall, Ivan Smagghe, Ellen Alien, Miss Kittin), de découvertes (Romare, Acid Arab) et de pontes de la techno indé (Derrick May). Depuis, le concept a largement trouvé son public et s’offrira samedi soir l’électronicien français "The Hacker" pour souffler sur ses bougies.


Dauchot Valentin

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